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Karabatic : « Ça va être cinq mois d’enfer ! »

Nikola Karabatic

Nikola Karabatic - -

Nikola Karabatic a été officiellement présenté ce samedi par Aix-en-Provence, son nouveau club, avant-dernier du championnat de France. La star du hand tricolore s’attend à lutter pour le maintien jusqu’à la fin de la saison.

Nikola, pourquoi avez-vous choisi de venir à Aix-en-Provence ?

Je n’ai jamais hésité une seule seconde avant de venir ici. Le projet m’a tout de suite séduit. Même si on ne joue pas la Ligue des champions, ça sera une toute nouvelle expérience de jouer le maintien. Je pense que ça apportera autant qu’une finale de championnat du monde ou de Jeux Olympiques. C’est une aventure humaine qui est aussi très importante. Ça va être cinq mois d’enfer ! Je suis très ravi et très fier de porter le maillot d’Aix. J’ai pu visiter la ville il y a deux mois en venant voir mon petit frère (Luka, ndlr) et j’ai été agréablement surpris de voir l’enthousiasme des habitants de la région. Rejoindre mon petit frère et jouer avec lui a également été très important car dans mes choix, il y a toujours de l’affectif.

Êtes-vous venu chercher de la sérénité en vous éloignant de Montpellier et de l’affaire des paris suspects, dans laquelle vous êtes mis en examen ?

Je ne cherche pas la sérénité ou la paix. Il n’y a aucun souci, je suis serein. Moi, je viens chercher du plaisir sur le terrain. C’est mon unique but : prendre du plaisir et apporter à mon club. C’est ce qui m’a séduit dans le projet.

Quelles sont vos ambitions en rejoignant Aix-en-Provence ?

Dans pratiquement tous les clubs où j’ai joué, on jouait pour gagner la Ligue des champions et le championnat. Je pense qu’à Aix, ça va être un petit peu difficile de gagner le championnat... Mes objectifs sont d’être bon sur le terrain, d’apporter au club toute mon expérience, de faire en sorte qu’on se maintienne. Tout autre résultat sera un gros échec pour moi. Et pourquoi pas gagner la Coupe de France ? Il faut voir grand et ne pas se fixer des limites.

Le hasard du calendrier veut que votre premier match à domicile soit face à Montpellier le 13 février. Vous pensez que c’est un avantage ?

Avantage ou inconvénient, c’est un peu difficile à dire. Ce qui est sûr, c’est que ce sera très particulier de rejouer contre mes anciens coéquipiers, avec lesquels j’ai joué pendant trois ans et avec lesquels j’ai gagné beaucoup de titres. J’ai beaucoup d’affection pour les joueurs, j’ai de très bons amis là-bas. Mais je pense que ce seront eux qui auront la pression.

Que savez-vous de votre nouvelle équipe ?

J’ai joué contre Aix avec Montpellier en première partie de championnat. Ça a été un match accroché (36-32), j’avais d’ailleurs bien joué (rires). Aix a déjà une très bonne équipe, même si le classement (13e) ne relève pas la valeur de l’équipe. Ils ont de très bons joueurs, des anciens internationaux étrangers. Il y a un bon mélange entre les plus jeunes et les plus anciens. C’est une équipe déjà performante, je n’arrive pas ici en tant que sauveur, mais pour apporter mon expérience, mes compétences de joueurs, mes compétences tactiques et mon habitude du haut niveau. Je voudrais essayer d’apporter un petit plus à cette équipe qui est déjà bien en place, essayer de tirer le groupe vers le haut.

Avez-vous l’impression d’être le David Beckham du hand ?

Je suis désolé de ne pas être en costume, on n’a pas eu le temps. Je n’ai pas pris mes affaires. Je ne pense pas être le Beckham du hand parce que je ne suis pas en fin de carrière (rires). Sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit, surtout pas à David Beckham qui est un très bon joueur, je pense qu’il est plutôt en fin de carrière à 37 ans. Moi je suis dans mes meilleures années. Tout ce qu’il y avait avant, ce n’était encore rien. Je pense que la comparaison n’a pas lieu d’être même si le transfert se fait un petit peu au même moment.

Propos recueillis par Florent Germain