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L'indispensable Mr Narcisse

Daniel Narcisse, l'un des cadres du collectif tricolore.

Daniel Narcisse, l'un des cadres du collectif tricolore. - -

Brillant et décisif contre la Russie mercredi (24-28), Daniel Narcisse a permis à la France de remporter son premier match dans cet Euro 2012. Victime d’une rupture des ligaments croisés en août 2010, le Réunionnais, champion olympique en 2008, revient en forme à point nommé alors que la Hongrie se profile ce vendredi (20h15).

« Air France » est de retour. Auteur d’un match de folie mercredi contre les Russes (six buts, cinq passes), Daniel Narcisse a signé l’un de ses plus beaux vols en équipe de France. Près de un an et demi après sa rupture des ligaments croisés, il semble même que le Réunionnais saute encore plus haut qu’avant. Troublante impression. « On peut dire merci à la médecine, s’enthousiasme son coéquipier, Luc Abalo. Il y a quinze ans, on ne revenait pas comme ça d’une rupture des ligaments croisés. Mais Daniel est un joueur avec un super mental. Il ne s’est pas laissé abattre ».

Mais comme tout sportif gravement touché, le natif de Saint-Denis est passé par des phases délicates. A 32 ans et après connu d’autres graves blessures, Daniel Narcisse a su prendre son temps pour revenir au bon moment. « Au début, ce n’était pas évident, glisse le colosse de Saint-Denis. Quand tu te blesses comme ça, forcément, tu doutes beaucoup parce que revenir après les croisés, c’est long et douloureux. Tu passes par beaucoup de passages difficiles. Mais dès le début de ma rééducation, j’ai essayé de changer de disquette pour revenir aussi fort qu’avant ».

Onesta : « Daniel n’est pas le perdreau de l’année »

Ce net regain de forme tombe à pic pour l’équipe de France. Avec la méforme (passagère) de Nikola Karabatic, l’expérience du joueur de Kiel (Allemagne) est salvatrice pour un groupe tricolore en manque de certitudes après sa défaite, lundi, contre l’Espagne (26-29). « Pour le match contre la Russie, je lui dis merci, clame le sélectionneur Claude Onesta. Mais Daniel, c’est Daniel. Ce n’est pas non plus le perdreau de l’année… C’est un joueur expérimenté qui a un talent fou. Quand il est en pleine possession de ses moyens, c’est un joueur d’exception. Pour moi, c’est un étalon ». Un étalon bleu dont l’équipe de France ne peut pas se passer avant d’affronter la Hongrie ce vendredi à Novi Sad (Serbie).