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La France est lancée

Xavier Barachet (3/3), rayonnant à l'image d'une équipe de France qui n'a pas laissé de chances à son adversaire

Xavier Barachet (3/3), rayonnant à l'image d'une équipe de France qui n'a pas laissé de chances à son adversaire - -

Contrariée en début de match par les champions du monde 2007, l'équipe de France a ensuite marché sur son adversaire pour terminer en trombe (23-30), mercredi à Kristianstad. Impressionnant pour son premier gros test.

La ligne Maginot a tenu, et à force de buter sur une défense française parfaitement orchestrée par Thierry Omeyer (15 arrêts), l’artillerie allemande a baissé la garde. Les champions du monde 2007 ont pourtant parfaitement débuté la partie, aguerris au plus haut niveau par leur duel perdu 48 heures plus tôt face aux Espagnols (26-24), autres champions couronnés (2005). Pour les Experts, la mise en route fut plus laborieuse, « mal préparés » par trois victoires aisées sur la Tunisie, l’Egypte et le Bahreïn.
Les partenaires de Nikola Karabatic ont regardé les talons de leurs adversaires, qui n’ont quand même jamais compté plus d’un point d’avance, jusqu’à la 20e minute, avant d’inverser la vapeur (7-8). Emmenés par un Luc Abalo (4/8) des grands jours, les Français regagnent les vestiaires avec +3 (10-13). Un petit score, preuve de l’engagement des deux formations, qui grattaient chaque ballon avec les ongles.

Rouge pour Haass

La seconde période a vu les Français enfoncer le clou. Toujours aussi redoutables en défense, les joueurs de Claude Onesta ont ajusté leurs tirs (60% de réussite contre 40% pour les Allemands), profitant du découragement des Allemands face au grand jeu sorti par Omeyer : 11-16 (35e), 12-18 (40e), 14-22 (45e)… Signe du désarroi germain, Haass prend un rouge après une obstruction sur Abalo, Roggisch multiplie les mauvais gestes. A +9, et face à la fatigue de ses cadres, Onesta fait rentrer Accambray, Sorhaindo, Honribia, Joli, Karaboué. La France termine à +7 (23-30), après avoir sorti un gros, gros match. « On joue pour des victoires comme ça, des matches durs, avec une grosse opposition, on s’est régalés », savourait Karabatic (4/6). Jeudi, les Experts affrontent un des favoris, l’Espagne (20h45) pour une finale avant l’heure. Deuxième revers pour l’Allemagne, qui pourrait éventuellement prendre la porte demain en cas de contre-performance face à la Tunisie, victorieuse mercredi de l’Egypte (21-28).

Louis Chenaille (avec R.M. en Suède)