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Le hand made in France, le nouvel eldorado

Mikkel Hansen, l'une des stars du PSG

Mikkel Hansen, l'une des stars du PSG - -

La saison de handball débute ce jeudi avec le déplacement du PSG dans la salle de Toulouse en guise d’ouverture du championnat. Une D1 qui connait une véritable embellie au point de concurrencer le meilleur championnat d’Europe, la Bundesliga.

Ils sont de retour. Thierry Omeyer à Montpellier, Daniel Narcisse à Paris, Xavier Barachet à Paris et prêté dans la foulée à Saint-Raphaël. Trois Experts qui tournent le dos à l’Allemagne pour les deux premiers (Kiel), et à l’Espagne pour le dernier (Atlético Madrid) pour fouler les parquets de D1. Ils seront finalement 11 joueurs de l’équipe de France à batailler dans les salles de France tous les week-ends. Un chiffre irréel il y a encore quelques mois alors que les championnats espagnols, allemands, voire du nord de l’Europe, se taillaient la part du lion. Non contente d’attirer ses meilleurs éléments, la D1 ouvre également les portes aux stars continentales.

Dans la foulée de Mikkel Hansen débarqué au PSG la saison dernière avec le statut de meilleur joueur du monde, c’est notamment le pivot croate Igor Vori qui a signé cet été, toujours à Paris. Au point de voir le PSG se construire une véritable armée ? Jean-Claude Blanc ne reprend pas le terme et lui préfère des termes plus édulcorés. « C’est un club compétitif en France et à l’international, explique le directeur général délégué. Les grands clubs ont tous deux grands joueurs par poste. Si nous souhaitons être compétitifs à ce niveau, nous devons suivre ce modèle-là. »

PSG plus gros budget d'Europe

C’est dans la foulée du PSG, détenu par les mêmes capitaux qataris que dans le football, que la D1 s’offre une nouvelle jeunesse. Le club de la capitale détient tout simplement le plus gros budget d’Europe (13 millions d’euros), loin devant la référence sportive, Kiel (9 millions d’euros). En Allemagne, la moyenne des budgets est de 4,56 millions d’euros contre 4,33 millions d’euros en France. Qu’il semble loin le temps où les clubs de l’Hexagone accusaient 30% de retard par rapport à leurs homologues de la Bundesliga. Il est vrai qu’avec 18% d’affluence en plus la saison passée, le championnat de France connait là une nouvelle source de financement.

Surtout, avec son environnement stable, alors que l’Espagne est en pleine crise, et grâce aux filières particulièrement bien développées (Nantes et l’Espagne, Dunkerque et les pays du nord…), tous les ingrédients sont réunis pour permettre aux joueurs de s’épanouir. « Le bouche à oreille existe aussi dans le handball, souligne Jérôme Fernandez, huit ans d’Espagne au compteur et de retour à Toulouse en 2011. Ils savent qu’en France, ils ont la sécurité de l’emploi et que leurs contrats seront respectés. Les clubs sont cleans. A partir de là, ils préfèrent venir jouer en France, dans un championnat de plus en plus attractif et suivi par les médias, que d’aller à l’étranger et risquer de ne pas toucher leur salaire. » La D1 a de belles années devant elle.

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Pierrick Taisne (avec NP et WT à Toulouse)