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Le PSG à l’assaut du hand

Samuel Honrubia

Samuel Honrubia - -

Racheté par les Qataris, le club parisien a affolé le marché des transferts avec les arrivées, entre autres, de Luc Abalo, Didier Dinart et Mikkel Hansen. Le PSG Hand passe son premier test ce vendredi contre Cesson-Rennes (20h).

C’était une 2 CV. Avec la casse comme dangereuse perspective. Aujourd’hui, c’est une Ferrari. Avec les sommets français et européen dans le viseur. Très menacé en fin de saison dernière, tant sportivement que financièrement, le club de hand de la capitale a été racheté par Qatar Sports Investments (QSI) puis placé sous le haut patronage du Paris Saint-Germain. Deux « Barjots », Bruno Martini et Philippe Gardent, aidés par le directeur général délégué Jean-Claude Blanc, ont alors eu la mission de construire « une Dream Team ». L’ex-entraîneur de Chambéry la dirigera officiellement pour la première fois ce vendredi soir (20h), avec la réception de Cesson-Rennes à l’occasion de la 1ere journée du championnat de France.

« C’est toujours agréable d’avoir une Ferrari entre ses mains, sourit son « pilote », Philippe Gardent. Mais elle est encore en rodage. Il faut que j’arrive à la débrider. J’ai besoin d’une grande autoroute pour que je puisse appuyer sur le champignon, mais on est en train de travailler pour lâcher les chevaux. » Pour que les stars Luc Abalo et Mikkel Hansen, têtes d’affiche d’un recrutement à dix internationaux (trois Français, un Danois, deux Espagnols, deux Islandais, un Croate et un Serbe), conduisent le PSG sur les traces de Montpellier. Pour que l’explosion du moteur, avec un budget de plus de 9,2 millions d’euros (x3,5 par rapport à 2011-12, le plus élevé en France), ait un écho sportif dès cette saison.

« L’équipe à abattre »

« On est condamnés à gagner », reconnait Samuel Honrubia, l’un des trois Experts à avoir rejoint Paris, avec Luc Abalo et le patron de la défense des doubles champions olympiques, Didier Dinart. Le PSG est même déjà « l’équipe à abattre » pour son entraîneur. « Mais on n’est pas fous, on reste humbles, assure l’ex-Montpelliérain. Ce n’est parce qu’on fait un gros recrutement qu’on va tout de suite réussir à faire une équipe et à bien jouer. Il nous faut du temps, même si on a envie que ça aille vite. » « Monter une grosse équipe, c’est bien, mais il faut que ça prenne, il faut créer une harmonie », poursuit Luc Abalo, l’élastique ailier de l’équipe de France.

Difficile de demander de la patience, pourtant, au regard de l’enthousiasme généré par la création de la section hand et par l’impulsion qui a été donnée à ce projet. Alors Paris sauvé, Paris lancé, Paris titré ?« Il faut qu’on décroche un billet européen, souhaite d’abord Philippe Gardent. Et puis, secrètement, il faut qu’on fasse encore mieux… » Un secret éventé. Le PSG version qatarie débarque en faisant presque autant de bruit sur la planète hand que « Zlatan Ibrahimovic and co » dans le monde du foot. « Je n’ai pas encore croisé Carlo Ancelotti, glisse Philippe Gardent. J’espère pouvoir échanger avec lui. Ça peut être intéressant… » Tous les deux ont désormais des points communs. Et les mêmes objectifs.

LP avec RM