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Les Bleues repartent à l’abordage

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Les Bleues disputent la toute nouvelle Golden League cette semaine au Danemark, où elles ont débuté hier par une défaite face au Danemark (32-27). Pour préparer l’Euro en fin d’année et surtout, effacer la désillusion des JO de Londres.

Sept semaines après la terrible déconvenue infligée par le Monténégro (23-22) en quarts de finale des JO, l’équipe de France de handball féminin entame sa reconstruction loin de ses terres. Cette semaine au Danemark, les Bleues participent à la toute nouvelle compétition mise sur pied par les fédérations française et danoise. Cette Golden League, qui voit les équipes des deux nations affronter aussi la Russie et la Norvège, sert de rebond. « C’est une bonne thérapie par rapport aux JO, explique Olivier Krumbholz, qui n’a toujours pas évacué l’élimination de ses joueuses. Il faut se servir de cette blessure, et ça m’étonnerait qu’elles l’aient digérée. » Le technicien peut être rassuré. Ses joueuses ont toujours le couteau entre les dents, malgré la défaite inaugurale hier soir face au Danemark (32-27). « On veut effacer le cauchemar des JO, lâche Mariama Signaté, on était favorite, ça reste un grand échec. On a envie de passer à autre chose. »

Les Françaises ont devant elles la crème du hand européen et donc mondial. Etre invité à la table des grands n’est pas rien. « C’est la preuve qu’on est définitivement installé parmi les grandes nations, se réjouit le sélectionneur. Au-delà de notre jeu, il y a le public, on sait recevoir. » La Golden League va servir de parfaite répétition générale à l’Euro qui pointe son nez en Serbie (4-16 décembre). « Il faut repartir vers des objectifs importants », insiste Krumbholz.

Sans Tervel ni Leynaud

Les Françaises repartent toutefois à l’abordage privées de Raphaëlle Tervel (retraite) et d’Amandine Leynaud (blessure). Pas de problème jure Signaté : « On n’a pas de filles indispensables ». L’équipe s’est remise au travail. « On doit bosser mais aussi faire du qualitatif, régler certains petits problèmes qui nous ont couté cher à Londres », annonce la joueuse. Son coach en est convaincu. Son groupe n’est pas au bout de ses possibilités. « Dans quatre ans, il faudra être meilleur. Parce que c’est clair pour tout le monde, on ne veut plus revivre la souffrance qu’on a connue à Londres. »

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Golden League : du très lourd|||

Le hand a un nouveau rendez-vous de prestige. Cette semaine au Danemark, les filles d’Olivier Krumbholz défient Danoises, Norvégiennes et Russes. La crème. La compétition voyagera ensuite  en Norvège (23 au 25 novembre) et en France (du 18 au 24 mars). Un tournoi de très haut niveau qui alternera d’une année sur l’autre entre filles et garçons. Une initiative menée par les fédérations française et danoise pour offrir un challenge de plus. « On aura de grosses oppositions face à des nations qui ont l’habitude de réussir », se félicite le sélectionneur des Bleues.