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Les Bleues tiennent leur finale

Alexandra Lacrabère

Alexandra Lacrabère - -

L’équipe de France s’est qualifiée pour la finale du championnat du monde en s’imposant face à au Danemark (28-23), ce vendredi. Les filles d’Olivier Krumbholz défieront la Norvège dimanche, sans Allison Pineau, blessée.

Les Bleues honoreront donc le rendez-vous qu’elles avaient fixé au début du Mondial. Elles seront bien en finale, dimanche, là-même où elles avaient échoué il y a deux ans en Chine face à la Russie. Pour y arriver, les filles d’Olivier Krumbholz ont su maitriser les vents contraires face au Danemark (28-23), ce vendredi à Sao Paulo. Tout a pourtant mal commencé avec la blessure d’Allison Pineau. A la réception d’un tir en extension, la demi-centre française s’est tordue de douleur avant de quitter en pleurs le terrain pauliste. Verdict : rupture des ligaments croisés antérieurs du genou gauche et fin du Mondial (voir par ailleurs). Un nouveau gros coup dur après le forfait de Mariama Signaté, victime d’une fracture du plancher orbital lundi face à la Suède. Assommées par la nouvelle, les Françaises ont alors balbutié leur défense, point fort face à la Russie en demi-finale.

Il a fallu un premier temps mort d’Olivier Krumbholz à la 14e minute de jeu (4-7 pour les Danoises) pour remettre les vice-championnes du monde sur les rails, malgré une précipitation chronique dans la préparation des attaques. Dans le sillage d’Alexandra Lacrabère encore une fois sur un nuage, les Bleues ont remis la main sur le match en basculant en tête à la pause (14-12). Un but qui a amorcé un virage décisif pour les Bleues revenues avec de nouvelles intentions en deuxième période, en prenant six buts d’avance (20-14, 40e), grâce notamment à l’entrée décisive de Cléopâtre Darleux dans le but français. Plus jamais les Françaises ne se feront rejoindre.

Dembélé : « On va se tuer pour l’or »

Malgré un rapproché, les Danoises – également privées de nombreuses joueuses cadres – ont accusé un coup de fatigue au moment de recoller (28-23). Moins tranchantes que mercredi, les Bleues ont fait valoir leur sérénité au moment de valider leur billet en finale, la quatrième fois de leur histoire après 1999, 2003 et 2009. « Il faut aller au bout. Ce serait dommage de ne pas gagner le titre deux ans après avoir perdu en finale, prédit Daniel Costantini, ancien sélectionneur deux fois sacré champion du monde avec l’équipe de France masculine. On espère qu’Allison Pineau va les retrouver mais je n’y crois pas trop. » Avec en ligne de mire, un second titre mondial qui offrirait un billet direct pour les Jeux Olympiques. « En 2009, on n’était tellement surprises d’être là qu’on s’était contentées de cette deuxième place, rappelle Siraba Dembélé. Là, on veut l’or, on veut aller direct aux JO. On va se tuer pour l’avoir cette médaille. » Ça promet un final en apothéose.

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Moral en berne chez les Bleues|||

L’euphorie a vite laissé place à la tristesse. Après la victoire acquise face au Danemark (28-23), les joueuses de l’équipe de France ont appris une triste nouvelle : la très grave blessure d’Alisson Pineau (rupture des ligaments croisés antérieurs du genou gauche). La Messine manquera donc la finale et sera indisponible pour une très longue durée. Le retour en bus vers l’hôtel ne s’est donc pas effectué dans une ambiance euphorique, et après une petite réunion avec Alisson Pineau, ses coéquipières ont rapidement regagné leurs chambres. La fête attendra.  RM