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Les Bleus sont prévenus

Nikola Karabatic

Nikola Karabatic - -

Après avoir remporté ses quatre premiers matches, l’équipe de France a concédé le nul (28-28) contre l’Espagne ce jeudi. Une petite fausse note dont les hommes de Claude Onesta devront se servir lors du tour principal, où ils affronteront la Hongrie, la Norvège et l’Islande.

Une petite piqûre de rappel. Après avoir survolé le premier tour du Mondial, l’équipe de France s’est faite accrochée ce jeudi par l’Espagne (28-28). Durant toute la rencontre, les Bleus avaient pourtant semblé au-dessus. Enormes en défense, inspirés en attaque, ils fonçaient droit vers une cinquième victoire en cinq matches. Mais le réveil des Ibères en fin de partie leur a été fatal. Annoncée comme une des équipes favorites du tournoi, l’Espagne a puisé dans ses ressources pour faire déjouer les joueurs de Claude Onesta. « On a arrêté de jouer en attaque, regrette le gardien Thierry Omeyer. Les Espagnols nous ont bien gênés, on a perdu des ballons bêtement et ils sont revenus petit à petit grâce à des contres. Il va falloir analyser ce match même s’il faut aussi retenir les 50 premières minutes qui étaient bonnes. On perd un point mais on aurait pu l’emporter sur la dernière action. Ça reste dommage de gaspiller un avantage comme ça. »
Le carton plein n’aura finalement pas lieu. Mais avec quatre victoires et un nul, le bilan reste positif. « Il faut penser que c’est un point gagné et non perdu, glisse Didier Dinart. On a désormais d’autres adversaires en vue et il faut se préparer pour la suite. »

Costantini : « Il faudra faire attention »

Première de sa poule, la France a tout de même montré beaucoup de qualité durant cette première semaine de compétition. Onesta en a profité pour lancer les jeunes dans le grand bain. Et ils le lui ont bien rendu. A l’image d’un Xavier Barachet étincelant (mais sorti sur blessure contre l’Espagne), la jeune garde s’est montrée à la hauteur de l’événement. « Les jeunes qui arrivent ont envie d’apporter leur savoir-faire, glissait récemment Omeyer, impérial dans son but. Ils sont insouciants. Ils ont de la fraîcheur. L’amalgame entre les jeunes et les cadres est très réussi. L’équipe vit bien. »
Tellement bien que beaucoup la voyait déjà sur le toit du monde. « La France est au-dessus du lot », déclarait Heiner Brand, le sélectionneur allemand, en début de semaine. Après avoir remporté les JO 2008, le Mondial 2009 et l’Euro 2010, l’exploit serait inédit. Incroyable. Mais les Bleus n’y sont pas encore. Avant de rêver à un nouveau sacre, il leur faudra passer le tour principal sans encombre pour atteindre les demi-finales. La Hongrie, la Norvège et l’Islande sont au programme. A priori rien d’insurmontable. D’autant qu’avec son premier tour réussi, la bande à Karabatic peut se permettre un faux-pas. « Il faudra faire attention, note Daniel Costantini, l’ancien sélectionneur des Bleus. Mais si on gagne notre premier match, on sera quasiment impossible à rattraper. » A condition ne pas se relâcher.

Alexandre Jaquin