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Les Experts sauvent leur peau

Nikola Karabatic

Nikola Karabatic - -

Surprise par l’Espagne pour son entrée dans la compétition, l’équipe de France a bien réagi face à la Russie (28-24), mercredi à Novi Sad. Les Bleus, deuxièmes de leur poule, devront confirmer vendredi face à la Hongrie.

Didier Dinart a fêté ses 35 ans par une victoire rassurante contre la Russie. Quarante-huit heures après leur naufrage contre les Espagnols (26-29), qui ont clairement affiché leurs ambitions de titre, les Bleus ont rempli leur contrat. Un succès face à l’équipe de Vladimir Maximov était impérative pour ne pas prendre la porte de l’Euro serbe. A Novi Sad mercredi, les Français ont affiché une détermination qui leur avait fait complètement défaut lundi. Repris en main par Claude Onesta dès le lendemain, avec un programme remusclé, les Bleus sont entrés sur le parquet sans leur leader emblématique Nikola Karabatic, laissé sur le banc sans ménagement par le sélectionneur.
Avec six réalisations, Daniel Narcisse, meilleur marqueur tricolore, a parfaitement tenu la boutique. Les champions en titre ont toujours été devant, comptant jusqu’à sept points d’avance après le quart d’heure de jeu (16-9). Mais avant la pause (16-11), comme encore deux fois dans le cours du match, les Russes sont redevenus dangereux. Les médaillés de bronze des JO 2004 sont revenus à trois unités des Experts (18-15), coupables d’une baisse de rythme. Onesta demanda deux temps morts pour « remettre de l’activité et retrouver une défense agressive. »

Omeyer retrouvé

Face à une équipe qui, à deux joueurs près, est la réplique du club de Tchekhov (ex-CSKA Moscou), les Bleus ont montré qu’ils n’étaient pas encore complètement au point. Omeyer retrouvé (17 arrêts), Karabatic (1 but) en revanche est toujours à la peine, et les remplaçants Guillaume Gille, William Accambray et Grégoire Detrez n’ont pas encore convaincu.
Reste que ce succès fait du bien aux Bleus, qui remontent à la deuxième place du groupe C et se replacent en vue d’une qualification au deuxième tour. « On s’est dit qu’on allait chercher ces Russes tous ensemble, s’est réjoui Omeyer. Maintenant, ce n’est que la Russie. Il va falloir confirmer vendredi contre les Hongrois qui vont jouer comme s’ils étaient chez eux. » Une salle chauffée à blanc par un public qui bénéficiera de la forte population magyare présente dans la province de Voïvodine.