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Leynaud : « Ne pas se mettre la pression »

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Dernier rempart de l’équipe de France, Amandine Leynaud aborde avec sérénité cette finale mondiale face à des adversaires norvégiennes qu’elle connaît particulièrement bien.

Quelle sera la clé du match face à la Norvège?

La clé sera de couper leur jeu rapide, leurs contre-attaques. Elles ont des ailières qui courent a une allure folle et une pivot qui reste, selon moi, la meilleure du monde. Généralement, elle rentre après un quart d’heure et fait basculer le match. Il faudra aussi que nous soyons en réussite au shoot face à Lunde qui est une gardienne énorme. Elles ont aussi une très bonne défense.

Physiquement, n’avez-vous pas laissé trop de jus jusque-là ?

On en a laissé, mais je pense que l’équipe tient la route physiquement. Cela fait deux ans que l’on se prépare, qu’on en chie… On court, on fait de la musculation, on a chacune l’habitude de beaucoup jouer dans nos clubs donc nous sommes capables d’oublier la fatigue le temps d’un match. Je suis sûre que tout le monde sera dans cet esprit-là et qu’on ne pêchera pas sur ce point.

Pour gagner face au Danemark, il faudra une grande gardienne. Comment vous sentez-vous avant de relever l’un des plus grands défis de votre carrière ?

Je me sens bien. Je pense qu’il faut arrêter de se mettre la pression. De toute façon, ça ne marche pas quand je m’en mets. J’ai déjà joué les Danoises des dizaines de fois, donc ce sera un petit jeu entre les tireuses et moi. Je ne me prends pas la tête et je travaille comme pour chaque match.

Votre future adversaire, Katrin Lunde, la considérez-vous comme l’une des meilleures gardiennes du monde?

C’est la gardienne la plus régulière. Au vu de son équipe et de sa défense, je comprends qu’elle soit forte derrière. Mais elle est aussi forte dans son club et en Ligue des champions. Je pense qu’elle a plus de maturité que moi. Elle est la meilleure gardienne du monde, mais ce n’est pas pour ça qu’elles vont gagner. Nous l’avons prouvé jusqu’ici : la gardienne danoise a fait un super match hier, mais nous avons gagné quand même. Ce n’est pas une seule personne qui va tout changer.

Dans quelle mesure le groupe a été ébranlé par la blessure d’Allison Pineau ?

Tout de suite après le match, nous étions euphoriques mais quand nous sommes remontées dans le bus, nous avons appris la blessure de « Bingo ». C’est quand même la troisième blessure pendant ce Mondial. Ça nous fait mal au cœur mais on se dit que le groupe a été capable de gagner sans certaines de ses joueuses importantes. Maintenant, il va falloir faire un match énorme pour gagner face à la Norvège.