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Mondial : les Experts en démonstration

Cédric Sorhaindo

Cédric Sorhaindo - -

Sans forcer leur talent et en élevant leur niveau d’intensité, les hommes de Claude Onesta ont surclassé le Monténégro ce dimanche (32-20). Les petites inquiétudes nées face à la Tunisie ont disparu. Les Experts sont entrés dans leur Mondial.

Elles planaient, les petites interrogations, autour de cette deuxième sortie des Bleus dans ce Mondial 2013. Elles se sont dissipées sitôt la mi-temps atteinte, une fois que les Experts ont « bouclé » le match. A 17-10 en leur faveur, les hommes de Claude Onesta avaient réalisé le plus dur, face à des Monténégrins sans grande expérience internationale – il s’agit de leur premier Mondial – et sans éclats, malgré la présence du futur Parisien Fahrudin Melic. Forcément, une victoire des Bleus était attendue ce dimanche, face à l’un des adversaires les plus faibles de leur poule. Mais face aux Monténégrins (32-20), les Tricolores ont effacé les doutes que leur douloureuse première devant la Tunisie (30-27) avait fait naître.

« On a fait le boulot, en essayant de débrancher assez vite l’adversaire, apprécie Claude Onesta. Je crois qu’on a rapidement mis les choses au clair. C’est une bonne soirée, pas de blessés, pas de joueurs fatigués, un match maitrisé. On a fait le travail dans de bonnes conditions et c’est plutôt comme ça qu’on veut préparer notre progression vers les matches plus difficiles. » Cette fois, les Experts n’ont pas eu à courir après le score. Sérieux, ils l’ont été jusqu’au bout, à l’image d’un Jérôme Fernandez quasi infaillible au tir et d’un Samuel Honrubia insaisissable en première période (5/5) pour le groupe de Zoran Kastratovic.

Les jeunes en ont bien profité

Dans ces conditions, difficile d’exister pour les Monténégrins. Surtout quand la défense suit et ferme les vannes. Et quand Daouda Karaboué, décisif la veille face aux Tunisiens, livre un nouveau show sur sa ligne – ce qui lui vaudra le titre d’homme du match – c’est avec sérénité que Claude Onesta peut préserver certains cadres (Karabatic, Guigou, Abalo), faire tourner son effectif et lui injecter de bonnes doses homéopathiques de fraîcheur, à l’image des jeunes Valentin Porte (22 ans) et Timothey N’Guessan (20 ans), buteurs et tout de suite à la hauteur de l’événement.

« C’est bien d’avoir du temps de jeu mais ce qui est encore mieux, c’est de bien l’exploiter, se félicite Valentin Porte. Mon but ? Quelque chose qui restera gravé dans ma mémoire. » L’excitation était encore plus palpable chez Timothey N’Guessan, qui, entre deux sourires, « avait bien du mal à parler ». « C’est particulier. J’étais déjà heureux d’être sélectionné dans les 16, savoure-t-il. Mais ce n’est pas pareil que de jouer un match en compétition.» De quoi se sentir dans la peau d’un Expert ? « Pas totalement. Peut-être qu’à la fin de la compétition, j’en serai un, quand on aura gagné quelque chose avec tout le monde. » Que Claude Onesta se rassure. En plus d’avoir du talent, ces jeunes sont déjà dans l’esprit.

A.D avec R.M, à Granollers