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Mondial : Leynaud remonte le temps

Amandine Leynaud

Amandine Leynaud - -

A 27 ans, Amandine Leynaud est l’une des taulières de l’équipe de France de hand qui défiera mercredi la Pologne en quart de finale du Mondial (17h30°. Gardienne titulaire des Bleues, l’Ardéchoise revient de loin après une vilaine blessure au genou.

Après une victoire difficilement acquise face au Japon dimanche (27-19), les Françaises ont finalement décroché leur qualification pour les quarts de finale du Mondial de hand. Un match compliqué d’où sont ressorties grandies plusieurs joueuses parmi lesquelles Amandine Leynaud. Gardienne numéro 1 des Tricolores depuis la retraite de Valérie Nicolas en 2008, « Doudou » (comme l’appellent ses coéquipières) occupe le rôle de leader silencieux dans cette équipe en pleine reconstruction. Son nouveau sélectionneur, Alain Portes, la qualifie d’ailleurs de « leader discret et taiseux, mais vraiment efficace ». Et d’ajouter, insistant sur un des traits de caractère de sa portière : « elle est sereine et elle transmet cette sérénité à ces coéquipières ».

Une sérénité que l’équipe de France retrouve match après match au fil de cette compétition, surtout quand les cadres sont présentes à l’image d’Amandine qui réalise un très bon début de compétition. Mais malgré cette bonne entame de tournoi, la joueuse du club macédonien du ŽRK Vardar Skopje ne se trouve pas encore au top : « tout le monde me dit que je suis exceptionnelle, mais je me souviens juste que je touche deux ou trois ballons et qu’ils rentrent ». Un tempérament de feu, enveloppé dans une cuirasse discrète et timide. Quant à son entraîneur, il ne tarit pas d’éloges à l’égard de sa gardienne. « Les grandes joueuses font gagner leur équipe et Amandine (Leynaud) est une grande joueuse et une grande gardienne » du haut de ses 136 sélections avec les Bleues, souligne Portes.

Une blessure, des regrets et des ambitions

Aujourd’hui, quand Amandine regarde son parcours depuis le début du Mondial, elle ne peut s’empêcher de repenser à l’année passée quand, à la même période et au même endroit (Serbie), se déroulait sans elle l’Euro de hand (la France avait terminé 9e). La raison ? Une rupture des ligaments croisés du genou gauche survenue lors d’un entraînement avec son ancien club de Valcea (D1 Roumanie). Une blessure qui lui a laissé des traces : « l’année dernière, confie-t-elle, je regardais les filles à la télé, et je l’ai très mal vécu ».

Cette vilaine blessure (presque) oubliée, Amandine reprend donc le cours d’une carrière stoppée en plein vol. Mais même si elle a retrouvé ses sensations, la portière tricolore ne s’estime toujours pas à son meilleur niveau : « J’espère que je vais encore progresser (…) et que je vais aller le plus loin possible » dans cette compétition. Pas de précipitation, en effet, Doudou a la tête sur les épaules et souhaite « prendre les matchs les uns après les autres ». Pour l’instant, donc, nul besoin de voir au-delà du quart de finale face à la Pologne. La gardienne des Bleues reste concentrée pour blinder au mieux les portes de son temple.

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La rédaction