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Onesta : « Ce n’est pas un événement d’être en finale »

Claude Onesta

Claude Onesta - -

Lancée à l’assaut d’un quatrième titre mondial, l’équipe de France reste concentrée sur ses objectifs. A l’image de son sélectionneur, qui attend que ses joueurs se lâchent face aux Danois en finale ce dimanche (17h).

Claude Onesta, après le pays-hôte, c’est l’un de ses voisins, le Danemark, qui s’avance pour cette finale des championnats du monde…

Ce n’est pas gênant. Ça peut le devenir si on n’est pas bon et si l’équipe locale prend l’ascendant. L’arbitrage est toujours un peu, inconsciemment, soumis à cette pression du public mais pour cela, il faut qu’on soit en difficulté. A nous de pas nous mettre en difficulté pour ne pas laisser les éléments extérieurs nous perturber.

En cas de victoire, vous empocheriez un quatrième titre consécutif (deux championnats du monde, les JO et un championnat d’Europe). Vous entreriez un peu plus dans l’Histoire…

Ça fait des années que nous sommes entrés dans l’Histoire. Dans la légende aussi. Je l’ai entendu les années précédentes. C’est à vous de trouver une nouvelle terminologie. Vous êtes bien emmerdés. Triplé, ça vous allait bien (sourire). Je m’en fous. On joue les compétitions. Et puis vous parlez de « l’équipe de France ». Mais ce n’est jamais la même… Pour certains, c’est le premier tournoi. Une équipe qui prépare un match ne s’occupe pas du handball français mais des adversaires. Nous sommes conscients que les regards ne sont plus les mêmes. Au niveau du grand public, c’est un rendez-vous qui compte. Le handball se porte bien.

« Le meilleur n’est pas sûr de gagner »

Après la victoire en demi-finale, on a eu le sentiment que les anciens étaient encore plus heureux que les plus jeunes…

Les autres ont sans doute plus de pudeur. Quand on arrive dans une équipe avec des monstres sacrés, des joueurs d’exception, imaginez Accambray ou Barachet… Où étaient-ils en 2001 ? Ils ont dû regarder ces joueurs avec des yeux brillants. Aujourd’hui, ils les côtoient et ce ne sont pas ceux qui sauteront le plus haut. Mais c’est une équipe qui ne se lâche pas avant que cela soit fini. Ce n’est pas un événement que d’être en finale des championnats du monde. Ça peut paraître présomptueux ce que je dis, mais ils se sont préparés pour y être. C’est un exploit, mais un exploit que les joueurs sont allés chercher. 

Sur quoi allez-vous insister pour la finale ?

Finale ou demi-finale, c’est pareil. Ça change du principe des poules où la mort est relative. On peut compter sur les résultats des autres. Là, c’est à quitte ou double. Ça se joue plus sur la capacité à être opportuniste et saisir les temps faibles de l’adversaire. C’est plus une partie d’échec. Le meilleur n’est pas sûr de gagner.

Rodolphe Massé à Malmö