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Onesta : « La Croatie n’est pas au-dessus de nous »

Claude Onesta

Claude Onesta - -

L’équipe de France retrouve la Croatie ce dimanche (20h15) au tour principal de l’Euro, au Danemark. Pour Claude Onesta, le sélectionneur des Bleus, les deux meilleurs ennemis ont un niveau similaire en ce mois de janvier 2014.

Claude Onesta, avez-vous plus de certitudes sur le niveau de votre équipe à l'entame du tour principal ce dimanche face à la Croatie (20h15) ?

Je crois que les choses se mettent en ordre progressivement. Ce n’est jamais garanti. Sur la durée, ce n’est pas toujours aussi bien qu’on le souhaiterait. Mais effectivement, on est mieux en place qu’il y a quelques jours. On est encore mieux qu’on au début de la préparation. Il y a une vraie progression. Les résultats nous permettent aussi d’accumuler de la confiance et donc de faire un travail de plus en plus efficace.

Quel est le niveau de la Croatie par rapport à vos trois adversaires précédents (Russie, Pologne, Serbie) ?

Comme nous, elle a l’expérience de ces grands rendez-vous. Peut-être un peu plus que les trois équipes qu’on a jouées. C’est une équipe qu’on connait très bien. Je pense qu’il y a moyen de faire quelque chose. On ne les voit pas au-dessus de nous. Par contre, on est très lucide sur les qualités et le potentiel qu’ils ont. C’est une équipe de notre niveau. Ça va être un rendez-vous entre gens de qualité et ambitieux.

La rivalité est-elle toujours aussi forte ?

C’est plutôt une belle rivalité. On a souvent employé le terme de « meilleurs ennemis ». C’est une réalité. Quand on regarde les dix dernières années, comment ces deux équipes se sont croisées et combien les débats ont été compliqués, on voit bien que ce serait un « clasico » dans un championnat national. Ce sont des matchs entre les meilleurs, qui ont toujours une dimension un peu historique. C’est apaisé, mais je n’ai pas souvenir de moments où c’était détestable. Ça a toujours été difficile, ça le sera encore. Mais il y a un profond respect entre les deux équipes.

Comment voyez-vous la suite de la compétition, avec les matchs contre la Biélorusse mardi (18h) et la Suède mercredi (18h) ?

On est effectivement sorti d’une phase compliquée. On en aborde une deuxième qui va l’être encore plus. Je n’ai pas encore étudié la Biélorussie parce que ce n’est pas la priorité. J’ai passé pas mal de temps sur le match Croatie-Suède (25-24), qui montre que le niveau des débats est élevé. On va d’abord essayer de bien préparer ce match contre la Croatie. Il est évident que celui qui en sortira victorieux sera bien parti pour la suite de la compétition. Ça reste quelque chose de délicat. Il faut trouver chaque jour les bonnes recettes, les bons équilibres. Pouvoir accéder aux demi-finales, ce serait déjà une belle réussite. Il est évident que si on devait y mettre les pieds, ce ne serait pas pour en rester là.

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Propos recueillis par Rodolphe Massé