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PSG-Chambéry : Gardent, retour vers le passé

Philippe Gardent

Philippe Gardent - -

Après avoir subi sa première défaite en championnat la semaine dernière, le PSG Handball veut profiter de la réception de Chambéry, jeudi soir (20h45), pour reprendre sa marche en avant. Un rendez-vous très particulier pour le coach parisien, qui a passé… 16 années sur le banc savoyard.

Sa fille, Camille, n’était pas encore née au moment de son arrivée là-bas. A l’heure de son départ, elle avait intégré depuis un an le Pôle Espoir Handball de la Ligue Dauphiné-Savoie, au lycée Louis Armand, où elle évolue toujours. Un grand écart qui dit mieux que de grandes phrases la force de la relation unissant Philippe Gardent au club de Chambéry. Arrivé sur le banc savoyard en 1996, l’ex-Barjot champion du monde en 1995 le quittera 16 ans plus tard, en 2012, pour aller tenter l’aventure de ce PSG aux moyens quasi illimités. Plus d’une décennie et demie d’émotions et d’images à jamais gravées.

Alors, forcément, à l’heure de recevoir Chambéry ce jeudi soir (20h45), cinq mois après un match aller très spécial pour lui et remporté là-bas par ses joueurs (24-28), Gardent voit une nouvelle fois les souvenirs affluer. « J’y ai passé 16 ans de ma vie, j’y ai fait toutes mes gammes de coach, précise celui qui a offert un titre de champion de France (2001), dix places de vice-champion et une Coupe de la Ligue (2002) à Chambéry. C’est un club et une région qui me sont chers. Pour tout le temps sauf une heure… » Soixante minutes durant lesquelles Gardent devra oublier le passé pour remettre son présent en ordre de marche. Car le PSG reçoit les Savoyards après une étonnante défaite à Nantes (26-24), jeudi dernier, la première de la saison en championnat. Bref, aucune fleur à attendre, l’ancien international a une machine bien huilée à remettre sur les rails.

« Plus facile d’indiquer à mes joueurs ce qu’il faut faire contre eux »

« Il est toujours intéressant de voir ce qu’on a comme ressources pour rebondir après une défaite, explique l’intéressé. C’est la première fois que l’on va voir comment on réagit après une défaite en championnat. On a perdu un match sur 18, il faut juste se pencher dessus, comprendre et passer à autre chose. Beaucoup d’équipes aimeraient avoir nos statistiques. Il n’est pas question de traumatisme ou de tomber dans la sinistrose. » Une défaite surprise qui aura évité à Gardent de voir le curseur médiatique de la semaine se porter uniquement sur sa relation avec Chambéry. Elle va pourtant bien lui servir pour rebondir.

Car passer 16 ans dans un club, c’est le connaître comme sa poche. « J’ai pratiquement connu tous les joueurs de Chambéry très jeunes, confirme le coach parisien. Je connais leurs défauts et leurs qualités, il est plus facile pour moi d’indiquer à mes joueurs ce qu’il faut faire contre eux. » D’autant que le club savoyard sera également remonté comme un coucou. Battu par Cesson (29-30) lors de la dernière journée, Chambéry a laissé la troisième place à Dunkerque. Le symbole d’une première saison post-Gardent où les choses ne tournent pas pour le mieux. Que ce soit Chambéry ou un autre, ça ne me fait pas plaisir de voir une équipe qui galère, tranche l’ex-Barjot sans en rajouter. Mais ils sont encore en course pour aller chercher une place qualificative en Ligue des champions et c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses. Leurs déboires en Ligue des champions ont créé une petite cassure, mais c’est un club fort et stable, ils s’en remettront. » Loin des yeux. Mais près du cœur. N’est-ce pas, Philippe ?

A. H. avec Rodolphe Massé