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Jérôme Fernandez n'a pas pu cacher son émotion après ce succès

Jérôme Fernandez n'a pas pu cacher son émotion après ce succès - -

Deux jours après la défaite (26-23) face à la Hongrie, l’équipe de France a relevé la tête ce dimanche en s’imposant péniblement contre la Slovénie (28-26) au terme du premier match du tour principal. Les Bleus peuvent toujours croire au miracle d’une qualification pour les demi-finales.

Submergé par l’émotion, le capitaine des Bleus Jérôme Fernandez est rattrapé par les larmes au coup de sifflet final. Auteur du dernier but de la partie, le joueur, dont la mère est hospitalisée actuellement, étreint ses coéquipiers. L’équipe de France tient sa première scène d’émotion collective de l’Euro. « C’est l’une des compétitions où l’on souffre le plus, lâche Fernandez. On se pose tellement de questions, on joue tellement mal… Il ne nous reste que le courage et la cohésion. »

Privés de solutions techniques, ces Bleus montés si haut s’accrochent à la victoire, seul chemin pour retrouver leur dignité. « On est un peu limite. Parfois ça ne marche pas, raconte Bertrand Gille. Tout ne tourne pas rond mais on a gagné, on est vraiment content de l’avoir fait. » Souffrance, douleur, doute… Les mots reviennent en boucle chez des Tricolores qui ont encore une fois couru après le score pendant 45 minutes. Si Xavier Barachet, meilleur marqueur français avec 6 buts, a compensé l’ombre persistante de Karabatic (deux buts), la bande d’Onesta n’a dû son salut qu’à deux superbes arrêts de Thierry Omeyer dans le « money-time » pour engloutir une nation… 11e du dernier Euro. 

Karabatic : « On n’a pas douté »

Encore une fois très loin de son niveau, Karabatic réfute cependant la thèse du doute : « On ressent du soulagement d’avoir gagné ce match, c’était encore à l’arraché. On aurait pu faire la différence plus tôt. On a raté beaucoup de tirs faciles, ce qui nous complique la tâche. Ce n’est pas du doute mais un manque d’efficacité. On ne veut plus réfléchir, on veut jouer. On ne pense pas aux demies. On se veut se concentrer sur nos matches. »

L’avenir immédiat pour les champions olympiques, c’est la Croatie dès mardi et l’Islande mercredi. Deux victoires ne suffiront pas à expédier les Bleus dans le dernier carré. Il faudra aussi compter avec les faux-pas de leur rivaux directs, comme cette défaite ce dimanche de la Hongrie face à l’Islande (27-21). « L’espérance meurt en dernier », dit un proverbe d’Europe centrale. En ce début de semaine, les hommes d’Onesta sont toujours vivants.