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Triple ban pour les Experts

Au sommet de son art, Nikola Karabatic n'en finit plus d'écœurer ses adversaires

Au sommet de son art, Nikola Karabatic n'en finit plus d'écœurer ses adversaires - -

Champions olympiques en 2008 et champions du monde en 2009, les Bleus ont réussi l’exploit de décrocher un troisième titre consécutif en devenant champions d’Europe en janvier 2010. Les Experts sont intouchables.

Un sport qui se joue à sept et où à la fin, ce sont les Français qui gagnent. Champions olympiques en 2008 à Pékin, champions du monde en 2009 à Zagreb, les Bleus sont devenus champions d’Europe à Vienne au mois de janvier 2010. Un triplé inédit jusque-là dans l’histoire du handball. Après les Bronzés de 1992, les Barjots de 1995 et les Costauds de 2001, les Experts sont devenus la référence du sport collectif français.

Mais si l’histoire s’est répétée avec une nouvelle Marseillaise en guise de conclusion, le parcours a été plus compliqué en Autriche. La peur du déclin s’est même fait sentir au premier tour. Accrochée par la Hongrie (29-29), par la République tchèque (21-20) et par l’Espagne (24-24), l’équipe de France a démarré la compétition sans l’énergie, l’imagination et la dimension physique qui avaient accompagné ses succès en Chine et en Croatie. Un visage qui a amené Claude Onesta à pousser quelques coups de gueule.

La Croatie encore dominée en finale

« C’était mal embarqué au départ, reconnait Daniel Costantini, l’ancien sélectionneur, champion du monde en 1995 et 2001. On se demandait s’il n’y avait pas un peu d’usure, s’ils avaient toujours aussi faim, si l’équipe de France n’allait pas être un peu en difficulté. Et puis, non. Malgré une mauvaise entame, ils sont allés au bout. Plus la compétition a avancé, plus ils ont été impressionnants et plus ils ont ridiculisé leurs adversaires. » Au tour principal, les Bleus montent en puissance. L’Allemagne (24-22), la Slovénie (37-28) et la Pologne (29-24) ne résistent pas à Nikola Karabatic et à sa bande.

L’Islande est avalée (36-28) en demi-finales. Comme un an plus tôt, ils retrouvent la Croatie d’Ivano Balic en finale. Leur victime préférée mort encore la poussière (25-21) et le champagne peut une nouvelle fois couler à flots. Avec de petits yeux, Jérôme Fernandez, Didier Dinart ou encore Thierry Omeyer sont fêtés le lendemain sur les Champs-Elysées. Du 13 au 30 janvier 2011, ils voudront remettre ça en Suède. Avec dans leur viseur, un quatrième titre mondial. Simplement une étape de plus vers Londres et les JO 2012.

Laurent Picat