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Voilà, c’est fini

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Après avoir trusté tous les titres depuis quatre ans, les Experts ont abandonné mardi soir leur couronne européenne. Mardi, à Novi Sad, les Bleus ont chuté face à la Croatie (29-22). Place aux Jeux Olympiques.

« Nous sommes des êtres humains. Lorsque le doute s’installe, on redevient une équipe normale. » Jérôme Fernandez a résumé en deux phrases le championnat d’Europe de l’équipe de France en Serbie. Battus 29-22 mardi par la Croatie à Novi Sad, les joueurs de Claude Onesta sont brutalement descendus du nuage sur lequel ils trônaient depuis quatre ans. Eliminés de l’Euro 2012, les (ex)Experts ne conserveront pas leur couronne européenne. Une chute prévisible tant l’équipe de France, battue d’entrée par la Hongrie (26-23), a semblé hésitante et maladroite durant ce tournoi. Une faiblesse inhabituelle qui n’a pas pardonné face aux Croates, plus costauds au fil des minutes : « Par rapport au niveau qu’on a affiché depuis le début de l’Euro, cette défaite contre les Croates est logique, confirme Jérôme Fernandez. On n’était pas assez fort pour lutter face à ce genre d’équipe. On s’est bien battu, c’est vrai. Mais la défaite contre la Hongrie nous a plombés. Celle face à l’Espagne (29-26) était plus prévisible. »

Fernandez : « Se reconstruire physiquement et mentalement »

Les Bleus, qui devaient miser sur un miracle pour atteindre les demi-finales, vont donc rentrer à la maison beaucoup plus tôt que prévu. Avant cela, ils disputeront ce mercredi (16h10) un dernier match face à l’Islande, déjà éliminée : « Un match pour du beurre », souffle Daniel Costantini. L’ex-sélectionneur des Bleus est amer : « J’ai les boules, clame-t-il. Il y avait la place pour battre cette équipe de Croatie. J’ai l’impression que beaucoup de joueurs s’étaient fait à l’idée d’être éliminés. »
S’il est difficile de savoir dans quel état d’esprit était la bande à Karabatic, les Bleus devront se remobiliser très vite en vue des Jeux Olympique de Londres, où une autre couronne dorée sera à défendre : « Il faut se reconstruire physiquement et mentalement parce qu’il y a une belle échéance cette année et il serait dommage de la rater », confirme Jérôme Fernandez. Daniel Costantini, lui, n’est pas hyper serein : « Je suis inquiet. On a donné des idées à nos adversaires. Il ne faudrait pas qu’on le paie au prix fort à Londres. »