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Afghanistan: la France a accueilli les deux athlètes qui ont fait les Jeux paralympiques

Zakia Khudadadi et Hossain Rasouli, les deux sportifs afghans qui ont pu participer aux Jeux paralympiques de Tokyo, ont été accueillis dans l'Hexagone. Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, a détaillé l'intervention de la France ce vendredi.

Ils ont trouvé refuge dans l’Hexagone. Zakia Khudadadi et Hossain Rasouli, les deux seuls athlètes afghans à avoir participé aux Jeux paralympiques de Tokyo, ont atterri sur le sol français. "Le ministère des Sports a été alerté sur la situation de plusieurs athlètes afghans. Deux d’entre eux souhaitaient pouvoir participer aux Jeux paralympiques. Ils étaient les deux seuls qualifiés de la délégation afghane mais d’autres sportifs afghans ont été inscrits sur les listes d’évacuation de Kaboul. Nous avons réussi à faire sortir ces deux athlètes de Kaboul. Nous avons fait en sorte qu’ils puissent se reposer, se préparer, avoir les tests nécessaires pour partir à Tokyo. Ils ont été pris en charge là-bas pour pouvoir participer aux épreuves", a expliqué ce vendredi la ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu, en conférence de presse.

Avec la chute éclair de l'Etat afghan sous les assauts des talibans, qui ont pris le contrôle de Kaboul le 15 août, la taekwondoïste Zakia Khudadadi et l’athlète Hossain Rasouli se sont retrouvés parmi les nombreux Afghans cherchant désespérément à fuir le pays depuis l'aéroport de la capitale. Ils ont finalement réussi à être évacués et ont passé une semaine à Paris, s'entraînant à l'Institut national d'expertise et de performance sportives (INSEP), avant de prendre la direction du Japon.

"Je suis très sensible à leur situation"

"J’ai un passé assez proche de ces deux athlètes. Je suis arrivée en France en tant que réfugiée, je suis très sensible à leur situation, je sais qu’ils font face à des dangers. Nous souhaitons être discrets. L’essentiel pour eux était de participer à cette belle aventure paralympique. Après avoir défilé lors de la cérémonie de clôture, ils ont souhaité revenir en France et nous les avons accueillis, comme nous l’avons fait pour des milliers d’Afghans. Nous verrons ce qu’ils souhaitent faire maintenant. Pour des raisons évidentes, je ne souhaite pas expliquer où ils sont. Nous suivons aussi la situation des autres sportifs afghans", a précisé Roxana Maracineanu, qui n’avait que neuf ans lorsqu’elle est arrivée en France depuis la Roumanie.

"Le ministère des Sports a inscrit sur les listes du ministère des Affaires étrangères et de l’Armée environ 200 personnes concernées par le champ sportif d’une manière ou d’une autre en Afghanistan. Nous avons procédé à l’évacuation de ces personnes, pas encore dans leur intégralité, mais une majorité a rejoint le territoire français pour pouvoir être aidé par Air France", a-t-elle conclu.

RR avec JR