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Dopage : après une nouvelle attaque des hackers, l'AMA demande à Moscou d'intervenir

Olivier Niggli, directeur général de l'AMA

Olivier Niggli, directeur général de l'AMA - AFP

Victime d’une nouvelle attaque de la part d’un groupe de cyberpirates russes, l’Agence mondiale antidopage a demandé au gouvernement de la Russie de faire «  tout ce qui était en son pouvoir pour que cela cesse. »

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a demandé au gouvernement russe d'intervenir pour faire cesser les agissements d'un groupe de pirates informatiques après la nouvelle divulgation mercredi d'informations concernant 25 athlètes ayant participé aux Jeux olympiques de Rio cet été. « Nous condamnons cette activité criminelle et nous avons demandé au gouvernement russe de faire tout ce qui était en son pouvoir pour que cela cesse », déclare le directeur général de l'AMA Olivier Niggli dans un communiqué publié jeudi.

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Selon lui, ces fuites de données piratées dans les ordinateurs de l'AMA constituent "des représailles" face aux mesures prises par l'Agence dans sa lutte contre le dopage en Russie. De lourdes sanctions avaient frappé ce pays puisque toute son équipe d'athlétisme, à l'exception de la sauteuse en longueur Darya Klishina, avait notamment été exclue des JO.

Vitali Moutko, ministre des Sports : « Vous accusez la Russie pour tout »

Mardi déjà, l'AMA avait annoncé que sa base de données avait été piratée par le groupe russe d'espionnage cybernétique Tsar Team (APT28), également connu sous le nom de Fancy Bears qui avait publié des données confidentielles de quatre athlètes américains aux JO de Rio. « Comme la fuite que l'Agence a annoncée le 13 septembre, cette fois le groupe a révélé dans le domaine public des données confidentielles de 25 athlètes de huit pays. Parmi les athlètes concernés dix viennent des Etats-Unis, cinq d'Allemagne, cinq de Grande-Bretagne, un de République tchèque, un du Danemark, un de Pologne, un de Roumanie et un de Russie", selon le communiqué de l'AMA.

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Mercredi, le ministre russe des Sports Vitali Moutko avait assuré que son pays n'avait aucun lien avec les hackers du groupe Fancy Bears. « Comment pouvez-vous dire que ce sont des pirates informatiques de Russie ? Vous accusez la Russie pour tout », s'était-il insurgé depuis Athènes, où il se trouvait pour l'élection du nouveau président de l'Union européenne de football (UEFA), en tant que président de la Fédération russe de football.

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Avec l'AFP