RMC Sport

Handball : le Danemark prive les Experts du triplé olympique

-

- - -

Emmené par un Mikkel Hansen en feu, le Danemark a fait barrage au rêve de triplé olympique des Bleus et s’est adjugé l’or (28-26) pour la première fois de son histoire. Les Experts, à la peine offensivement, ont eu du mal à contenir des joueurs scandinaves tout simplement survoltés.

Nul doute qu’elle était dans un coin de leur tête. Et au bout de leurs bras. Fessés, c’est le mot, en finale de leur Euro en 2014 (42-31), les joueurs danois ont pris leur revanche, ce dimanche, en finale du tournoi olympique, en privant les Bleus du triplé auquel ils aspiraient tant (28-26). L’issue finalement logique d’un match qui aura vu les Experts accumuler les maladresses offensives, notamment en contre, alors qu’en face, les partenaires de Mikkel Hansen ont, eux, affiché une réussite insolente.

A lire aussi : pourquoi ces Jeux sont (déjà) historiques pour la France

Mikkel Hansen justement. Le joueur du PSG a joué un bien vilain tour aux Français. La star du Danemark, son fer de lance, a fait mal, très mal à la défense de Claude Onesta, qui n’a jamais su le prendre, que ce soit à la passe, savamment distillée pour offrir un angle de tir parfait à ses coéquipiers, ou au tir (8/15) et ce malgré les parades de Thierry Omeyer. Et quand le même Hansen, intouchable en première période, a baissé un peu de pied, ce sont ses partenaires, notamment en défense, qui ont pris le relais. Délicat dans ces conditions de conserver une fois encore le titre olympique acquis à Pékin et brillamment défendu à Londres. Aujourd'hui, on a eu beaucoup de problèmes, concède Valentin Porte, en difficulté devant les buts (2/. On n'a pas su rester solidaires et trouver notre jeu. Eux ont eu une réussite maximale. Cela me rappelle la finale au Danemark qu'on avait gagnée, où tout nous réussissait et qu'ils ne pouvaient rien faire".

"On est revenu, on y a cru. C'est cruel. J'ai beaucoup de peine pour moi, c'était ma première finale olympique. J'ai aussi de la peine pour les plus anciens pour qui c'était les derniers JO. Il y avait vraiment quelque chose de magnifique à faire, de pouvoir écrire notre nom à jamais dans l'histoire. C’est une grande tristesse. Mais on ne pouvait pas gagner parce qu’on n’était vraiment pas à la hauteur ce soir".

Premier échec en… neuf finales

Un échec qui sonne comme un coup d’arrêt : en sept mois, les Bleus ont perdu deux de leurs couronnes internationales. Il y avait eu l’Euro en janvier. Depuis ce dimanche, il y a l’or olympique. « C’est dur de gagner tout le temps, lâche désabusé Michaël Guigou, avant de verser dans l'analyse. On a été poussifs, on a trop porté la balle. On n’a pas forcément très bien joué en attaque. Il aurait fallu un peu de lucidité en plus. » A l'arrivée, cela donne une cruelle désillusion pour la bande à Nikola Karabatic, désabonnée à l’échec en finale pensait-on, elle qui n’avait perdu aucune des huit précédentes disputées sous la direction de Claude Onesta.

C’était avant ce 21 août et la furia de ce Danemark-là. « Les Danois, on est allé les corriger chez eux, rappelle Guigou. Je crois que c’était la quatrième ou la cinquième finale qu’ils perdaient en cinq ans. A un moment, les joueurs ont du talent et en ont marre de perdre. A un moment, ils sortent le bon match...» Comme ce dimanche... Rendez-vous désormais en janvier 2017… pour conserver le titre mondial. La dernière couronne de ces Experts.