RMC Sport

JO 2016 : il met un drapeau de Sarreguemines partout, on l’a retrouvé

-

- - -

Depuis le début des JO, un drapeau français avec l’inscription « Sarreguemines » est visible lors de beaucoup d’épreuves. L’œuvre de Cédric Schramm, un passionné de sports que RMC Sport a retrouvé dans les tribunes de la piscine olympique.

Si vous passez vos journées devant votre écran de télé à regarder les JO, le « phénomène » ne vous a sans doute pas échappé. A la cérémonie d’ouverture, au bord de la route lors de l’épreuve de cyclisme en ligne ou bien dans les tribunes du bassin de natation, un drapeau bleu-blanc-rouge, avec écrit en grand Sarreguemines, était clairement visible. Derrière ce drapeau se cache Cédric Schramm, venu de la cité mosellane, qui avait déjà fait admirer sa banderole lors d’autres grandes épreuves sportives. « Ça fait plusieurs années que je suis les évènements sportifs, que ce soit la Coupe du monde de foot ou les Jeux olympiques. Ce sont mes quatrièmes JO », précise-t-il au micro de l’Intégrale Rio sur RMC.

A lire aussi >> JO 2016 : mais pourquoi la France a raté ses débuts ? 

Mais comment ce triathlète amateur, qui a aussi pratiqué le football, a eu l’idée de toujours se déplacer avec un drapeau qui met à l’honneur sa ville ? « A chaque fois, j’avais des amis sur Sarreguemines qui me disaient : "On ne te voit jamais, tu ne pourrais pas faire un truc ?". Et comme je viens de la frontière allemande et qu’en Bundesliga ils sont très fans de banderoles, je me suis dit : "Pourquoi ne pas prendre leur idée ?". J’ai un copain qui est fan du Bayern et qui a toujours une banderole, ça m’a un peu influencé. C’est parti là-dessus. »

« Je n’ai pas de portable donc je suis un peu à l’Ouest »

Parti seul, cet agent SNCF sera bientôt rejoint par des amis pour la fin de ces JO. En attendant de voir la course de la Sarregueminoise Aurélie Muller sur le 10km en eau libre lundi prochain, Cédric Schramm va encore assister à plusieurs épreuves, au gré des billets qu’il a achetés avant son départ… ou sur le marché noir le matin même. « Au niveau budget, on s’y prend à l’avance et après une fois sur place c’est un peu la débrouille, avoue-t-il. Les billets qu’on n’a pas, on essaye de les trouver. Pour les anniversaires, au lieu de m’offrir des cadeaux je dis de mettre de l’argent dans la petite caisse (sourire). »

A lire aussi >> Le live de ce mercredi

Devenu une « star » dans sa ville, dont il est devenu l’un des meilleurs ambassadeurs à l’international, le premier supporter des sportifs français n’a pourtant pas conscience du « phénomène » qu’il a créé à des milliers de kilomètres de Rio. Et pour cause. « Je n’ai pas de portable donc je suis un peu à l’Ouest, s’amuse-t-il. J’ai quelques mails de ma famille. » Cédric Schramm, sans doute la seule « star » de ces JO qui n’a pas de portable.