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JO 2018. Le président de la fédé française de patinage met déjà la pression sur le Canada

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Le président de la Fédération française de danse sur glace, Didier Gailhaguet, s'est montré très critique sur l'attitude du clan canadien, qui a notamment placé la présidente de sa Fédération dans le jury de danse sur glace.

La compétition sur la glace débutera officiellement ce lundi aux JO 2018, mais la lutte est déjà lancée en coulisses, avec nettement moins de grâce. Avant l'entrée en lice de Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, favoris pour la médaille d'or en danse sur glace, Didier Gailhaguet a notamment fustigé l'attitude des rivaux canadiens. Le président de la Fédération française estime que la présence de son homologue du Canada dans le jury n'est pas fair-play, tout en y voyant un encourageant signe de faiblesse.

"Quand vous avez des présidentes de Fédération qui se sentent obligés d’être dans le jury pour mieux défendre leurs sportifs (Scott Moir et Tessa Virtue, les principaux concurrents du duo français, ndlr) je me dis que ça sent la panique à bord et que finalement, c’est plutôt de bon augure, estime Gailhaguet. Jamais une telle idée nous serait venue à l’esprit. Il y a des règles, un code d’éthique… Et lorsque je vois des présidents faire des petits cadeaux aux juges… C’est plutôt bon signe pour nous."

A la limite

Rien d'illégal dans le choix canadien, mais cette attitude rajoute un peu plus de tension à un contexte déjà crispé, malgré les efforts de la Fédération internationale ces derniers temps pour rendre plus crédibles et plus transparentes les compétitions de patinage artistique teintées de soupçons de corruption.

Début novembre, un journaliste américain révélait ainsi que la Fédération canadienne avait été rappelée à l'ordre après un cadeau mal perçu. A l'occasion du Grand Prix du Canada, tout le personnel, dont les juges, s'était vu offrir une paire de boucles d'oreilles... choisies par la danseuse Tessa Virtue elle-même. Prix du cadeau: environ 70$, soit en dessous des 200$ autorisés par la Fédération internationale, qui a tout de même jugé le présent un peu trop personnel. Quoi qu'il en soit, c'est sur la glace qu'il faudra avoir le dernier mot, à partir du 19 février, date du programme court en danse sur glace.

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A.T. avec Camille Gelpi à Pyeongchang