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JO Paris 2024: "Pas du tout de dérapage dans les grandes largeurs", Oudéa-Castéra veut rassurer sur l'augmentation du budget

La ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra, a expliqué ce lundi soir sur BFM Business qu'une partie du gonflement du budget du comité d'organisation des JO de Paris 2024 provenait notamment de la "complexité de cahiers des charges un peu sous-estimée" et de coûts liés aux "ressources humaines". En se voulant très rassurante.

Tout est sous contrôle. C'est un peu le message envoyé ce lundi soir par Amélie Oudéa-Castéra. Invitée de BFM Business pour évoquer les JO de Paris 2024, la ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques a notamment commenté l'augmentation de budget pour l'organisation de l'événement.

La semaine dernière, le comité d'organisation (Cojop) a ainsi indiqué que son budget allait augmenter de l'ordre de 10%, soit environ 400 millions d'euros pour atteindre 4,4 milliards d'euros. Les derniers arbitrages de la révision budgétaire en cours doivent être tranchés d'ici le 12 décembre, date d'un conseil administration du comité d'organisation.

"Un petit glissement"

"Les évaluations nous montrent en effet qu’on va avoir un petit glissement de 400 millions d’euros, c’est à peu près 10% de l’enveloppe, a reconnu Oudéa-Castéra, visiblement pas inquiète. Je rappelle que Londres, à la même époque, était sur une augmentation de +16% sans l’inflation d’aujourd’hui. Pour nous, 50% viennent en effet de l’inflation, les 200 autres millions sont liés soit à la complexité des cahiers des charges qui a été un peu sous-estimée, soit à des postes dont la dynamique est importante, je pense évidemment au coût de l’énergie, ou à des aspects RH car il faut trouver les bons talents."

Et de rassurer: "Ce qui est important, c’est de dire qu’il n’y a pas du tout de dérapage dans les grandes largeurs, et que nous sommes au travail pour d’ici le conseil d’administration du 12 décembre prochain, trouver les bons leviers d’ajustement."

L'autre grand opérateur des JO, qui est partiellement financé par de l'argent public (Etat et collectivités), est la Solideo, la Société de livraison des ouvrages olympiques, chargée par exemple de construire le village olympique. Son budget de 4,3 milliards d'euros, dont 1,87 milliard d'argent public, a lui aussi été touché par la vague d'inflation née de l'invasion russe de l'Ukraine. Au total, à la fin de l'année, la facture globale des JO de Paris pourrait donc s'établir à 8,7 milliards d'euros, contre 6,8 milliards projetés en 2019.

C.C. avec BFM Business