RMC Sport

JO - Rugby à 7 : abattus, les Bleus "relèveront la tête" (mais il faudra un peu de temps)

Frédéric Pomarel

Frédéric Pomarel - AFP

L’équipe de France de rugby à 7 a été éliminée en quarts de finale des Jeux olympiques par le Japon (12-7) ce samedi à Rio. Une immense déception pour le clan tricolore, à l’image de celle de Frédéric Pomarel, le sélectionneur, au micro de RMC.

Vingt-sept secondes. Voilà ce qu’il a manquées à l’équipe de France de rugby à 7 pour obtenir sa place en demi-finales des JO 2016. Mais un essai du Japonais Teruya Goto juste avant la sirène a mis fin aux espoirs tricolores (12-7). Une énorme désillusion pour les joueurs, à l’image du capitaine Terry Bouhraoua, en pleurs quelques instants après le match, mais aussi du sélectionneur Frédéric Pomarel. « C’est une grosse déception, déclare-t-il au micro de RMC. Il y a de la tristesse. On ne va pas faire tout le champ lexical du truc. Notre rêve s’effondre, tout simplement. C’est dur. »

A lire aussi >> JO 2016 - Rugby à 7 : les Bleus cruellement éliminés 

« Il y a du chemin qui a été fait, poursuit-il. On le sait, on le sent, mais il n’est pas encore abouti. Ce chemin n’est pas encore assez large pour permettre à l’équipe de France de bien cheminer dedans. On a avancé, ça c’est sûr. On pourra nous reprocher d’avoir fait beaucoup de mauvais choix, peut-être, mais pas celui de ne pas avoir travaillé comme des fous pendant six ans. On a tous tout sacrifié, nos familles qu’on a laissées de côté, qu’on ne voit quasiment jamais dans l’année. Il y a eu beaucoup de sueur, des larmes, des doutes, beaucoup de choses difficiles pour nous et c’est dur aujourd’hui de se retourner et de voir ce qu’on a vraiment fait. »

« Laisser se vider notre colère et notre tristesse »

Pour Frédéric Pomarel, la tâche est désormais de remobiliser ses joueurs pour les prochaines échéances afin de capitaliser sur la bonne image que son équipe a donné au grand public pendant ces JO. Et la mission ne s’annonce pas facile. « Là on baisse la tête et on voit juste nos pieds pour l’instant, mais comme toujours on relèvera la tête et on essaiera de retrouver la marche avant. Qu’est-ce que je vais dire aux joueurs ? Pas grand-chose car les mots ne serviront pas à grand-chose. Dans un premier temps il va falloir qu’ils vivent leur tristesse comme nous tous, qu’ils disent ce qu’ils ont à dire. Ça nous servira pour plus tard. Dans un premier temps on va laisser se vider notre colère et notre tristesse. » Et ce mercredi, elles sont immenses.

A lire aussi >> Le live de ce mardi