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Karaté: Alexandra Feracci, une cagnotte en ligne pour disputer les Jeux olympiques

La karatéka corse a dû lancer une cagnotte en ligne en début d'année afin de réaliser sa préparation pour les Jeux olympiques. Grâce notamment à ces dons, elle a réussi son pari et sera à Tokyo cet été.

"Un aboutissement". Voilà le terme utilisé par Alexandra Feracci quelques instants après avoir décroché son billet pour les Jeux olympiques de Tokyo. La karatéka s'est qualifiée en kata individuel, à l'issue d'un long parcours lors du tournoi de qualification olympique à Paris. "J'ai eu du mal à réaliser au début... Libération, vraiment, c'est le mot!"

C'est le fruit de beaucoup de travail, de talent, et d'un petit coup de pouce. Pour payer certains frais de sa préparation, l'athlète ajaccienne de 28 ans a créé une cagnotte. "Le parcours est rude. Ça a été dur, notamment avec tous ces allers-retours (entre la Corse et Paris pour s'entraîner avec son coach Ayoub Neghliz, ndlr)".

"Une aide précieuse"

Les déplacements, l'hébergement,et la restauration étaient le plus souvent à sa charge. Avec la crise du Covid-19, les sponsors de plus en plus rare, difficile parfois de trouver les fonds. Poussée par certains proches, elle a donc demandé de l'aide sur Internet.

Le 28 mars dernier, elle écrit sur sa page Facebook: "Bien que le karaté soit une passion, être athlète de haut niveau demande un sacrifice permanent et un coût financier pour ma préparation physique, mon matériel, mes stages et mes déplacements sportifs, explique-t-elle. Voilà plus d’un an que j’ai créé une cagnotte. Je n’ai jamais osé partager cette dernière, mais aujourd’hui les besoins se font pressants car je suis en phase de finalisation de ma préparation sportive. Pour m’accompagner sur ce chemin, je vous mets en ligne ma cagnotte. Votre participation sera une aide précieuse pour la réalisation de mes objectifs".

Résultat: 4.750 euros récoltés à ce jour. "Je remercie ceux qui y ont participé, saluait la jeune femme, billet Paris-Tokyo entre les mains. Heureusement, je peux aussi compter sur mes partenaires, la fédération, la région, mon employeur et mes proches qui sont derrière moi. C'est un travail d'équipe". L'ensemble de ces soutiens lui ont permis d'évoluer "dans des conditions optimales". Et de réaliser son rêve: prendre part aux premiers Jeux olympiques de l'histoire du karaté.

Valentin Jamin