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Decosse : « J’aimerais être comme Federer »

Lucie Decosse

Lucie Decosse - -

Championne du monde en titre des moins de 70 kilos, la Française aborde une année capitale avec les JO en point de mire. A 30 ans, la médaillée d’argent de Pékin se prépare sans pression à l’un des rendez-vous les plus importants de sa vie.

Lucie, allez-vous modifier votre préparation avant les Jeux Olympiques de Londres l’année prochaine ?

Je ne vais pas faire trop de modifications par rapport à Pékin parce que ça n’avait pas mal marché (médaille d’argent, ndlr). Dans l’approche psychologique, il va falloir que je fasse attention parce que je suis très attendue. J’ai envie du titre mais j’ai vu beaucoup d’athlètes attendus pour l’or olympique se faire éliminer dès le 1er tour. Je vais bien me concentrer en me disant que c’est une compétition comme une autre.

Est-ce difficile pour vous d’avoir l’étiquette de meilleure judokate mondiale chez les moins de 70 kilos à plus de neuf mois du début des JO ?

Je commence à m’y habituer. Si je veux rester la meilleure, il faut que je domine. Quand je vois Roger Federer, je me dis que c’est un mec qui a 10 000 fois plus de pression que tous les autres sportifs. Il gagne tout mais quand il est en finale il est hyper concentré et même s’il rate un service, il reste serein. J’aimerais bien être comme ça et aller jusqu’au bout. J’ai envie de faire partie de ces champions qui confirment tout le temps.

L’attente autour de Teddy vous retire-t-elle aussi un peu de pression ?

C’est bien pour l’équipe de France parce qu’on va arriver à Londres avec beaucoup de médaillés potentielles. Teddy prend beaucoup de pression à lui tout seul. Les gens ne s’en rendent pas compte mais Teddy n’est pas champion olympique. Il a vraiment envie de ce titre. Il va avoir beaucoup de pression. Avant les Jeux, il en aura plus que les autres et peut-être que ça nous soulagera un peu (rires).

Pensez-vous souvent aux JO ?

Je n’y pense pas tous les jours. Des petits souvenirs de Pékin remontent à des moments précis. A 30 ans, aller à l’entraînement deux fois par jour, ce n’est pas facile. Je pense aux Jeux mais plus aux bons côtés comme le village olympique et la semaine de fête après les Jeux ! En dehors des entraînements, je ne veux pas me mettre la pression. Je me dis que ce seront mes troisièmes Jeux. Je fais partie des meilleures filles. Je vais vivre des choses incroyables pour ma vie. J’espère que ça se conclura de la plus belle des façons avec une médaille d’or.