RMC Sport

Riner, c’était « the place to be »

David Douillet et Teddy Riner

David Douillet et Teddy Riner - -

L’Excel, où se déroulaient les épreuves de judo, était bleu-blanc-rouge vendredi pour assister au triomphe de Teddy Riner. La famille du Français, quelques VIP du sport tricolore ou encore des hommes politiques ne pouvaient pas rater ça.

« Teddy, Teddy, Teddy ». Des centaines de voix célèbrent le même champion. Certains ont le même sang, d’autres des liens d’amitié et tous ont tout simplement l’envie communicative de crier leur fierté d’avoir assisté au sacre de Teddy Riner. L’Excel, le dojo des JO de Londres, était rempli de supporters français bruyants et festifs ce vendredi. Sur tous leurs agendas, la mention « immanquable » accompagnait la date du 3 août. Alors, que ce soient le grand-père de la star du jour, 84 ans, son père ou quelques représentants de l’équipe de France olympique du passé et du présent, comme David Douillet, Teddy Riner les a tous fait chavirer !

« J’avais l’impression qu’on était à Bercy, au tournoi de Paris, sourit Jean-Luc Rougé, le président de la Fédération française. C’était une grande fête française que Teddy a su organiser simplement par sa présence. » « Le stade était entièrement français, poursuit Denis Masseglia, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Il y avait des drapeaux partout. Teddy Riner a maîtrisé son sujet de manière formidable. Ce n’est que du bonheur. » Partagé aussi avec des hommes politiques, que ce soit Patrick Balkany, député-maire de Levallois, où est licencié le héros, ou Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères en vacances depuis mercredi.

Batum, Diaw et Pérec admiratifs

Pour Jean-Luc Rougé, ce talent de rassembleur de Teddy Riner est celui d’une « star qui va nettement au-dessus de notre sport et même du sport ». « C’est génial, confie l’un des adeptes, Nicolas Batum, l’ailier des Bleus du basket. C’est un grand moment. Il le voulait. Il y a quatre ans, à Pékin, il s’était fait un peu avoir. Je suis vraiment très content pour lui. Sa domination a été écrasante. C’est lui le boss. Il a encore beaucoup d’années devant lui. Il n’a que 23 ans et c’est ça, le plus terrifiant ! » Les joueurs de Vincent Collet sont d’ailleurs venus en nombre au dojo. Car Teddy Riner rivalisait avec Usain Bolt dans les intentions de visites de Tony Parker & co.

« C’est extraordinaire, il est impressionnant, reconnait Boris Diaw, leur capitaine. Mais on s’est entrainé ce matin, ce n’était pas qu’une journée de spectateur ! » Bien placée pour juger de la pression qui reposait sur les épaules de Teddy Riner, une triple championne olympique a aussi savouré le sacre du Français, dans les tribunes de l’Excel. « C’est juste énorme, estime Marie-Jo Pérec, victorieuse à Barcelone et Atlanta sur 200m et 400m (x2). C’est magnifique. Il était attendu et il l’a fait. Lorsqu’on arrive sur les Jeux et qu’on est favori, ça peut vous jouer des mauvais tours. Teddy, il s’en sort. C’est un dieu ! »

LP avec MM et PDo