RMC Sport

Alain Bernard : le nageur devient gendarme

Le nageur français Alain Bernard est devenu hier gendarme-adjoint de 2ème classe.

Alors qu’il vient de valider son billet pour les Jeux Olympiques de Pékin 2008, Alain Bernard a un petit peu oublié la natation hier. Le nageur français avait en effet rendez vous à Montargis, à l'école de gendarmerie, pour signer son contrat d'incorporation.

Le détenteur du record du monde du 100 m nage libre (47’’50) a donc troqué sa combinaison de natation pour le képi de gendarme-adjoint de 2ème classe. Alain Bernard nous explique pourquoi il a choisi la gendarmerie :
« D’abord pour représenter les couleurs de la France. Ensuite, c’est surtout pour être au service des autres. J’ai toujours ressenti en moi cette volonté de rendre service. Si je peux rendre service par le biais de la gendarmerie, cela ne peut être que bénéfique. C’est une grande fierté pour moi de porter cet uniforme. Il n’y a pas de mot pour décrire cela… C’est un honneur. »

Alain Bernard n'envisage d’ailleurs pas de rester simple gendarme-adjoint, il sait déjà la formation qu'il veut suivre :
« J'essaierai de faire une école de motards car j’aime bien cela. On est vraiment sur le terrain. D’ailleurs, j’ai une moto qui dort au garage depuis pas mal de temps, mais je préfère ne pas y toucher avant les JO. L’idéal serait tout de même d’intégrer l’école de formation de pilotes d’hélicoptère. C’est toujours dans un coin de ma tête. Je vais essayer cela avant tout, mais il faut encore que je vois les critères de sélection, les examens à préparer, etc. »

Le nageur n’est pas le seul sportif à avoir fait ce choix : la judokate Frédérique Jossinet, l’escrimeur Fabrice Jeannet, le fondeur Vincent Vittoz, ou encore le biathlète Raphaël Poirée ont choisi de porter l’uniforme.
On compte aujourd’hui plus de 400 sportifs reconnus dans l’armée, dont 180 figurent sur les liste de haut-niveau dans plus de 35 disciplines. Les athlètes sont pour la plupart gendarmes, et les skieurs deviennent douaniers. En effet dans les années 50, les brigades de montagne sont créées pour faire obstacle à la contrebande sur les frontières alpines et pyrénéennes. Depuis, la tradition a perduré.

La rédaction avec Julien Landry