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Bousquet : « Je ne pense plus trop à la pression »

Frédérick Bousquet

Frédérick Bousquet - -

A 32 ans, Frédérick Bousquet aborde les Mondiaux de natation, qui débutent dimanche à Barcelone, avec une grande décontraction. Heureux de faire partie d’une équipe au potentiel si élevé, le sprinteur du CNM joue les grands frères avec un plaisir non dissimulé.

Que vous inspire l’atmosphère qui règne aujourd’hui en équipe de France ?

Depuis quelques années, il y a plus de plaisir à retrouver l’équipe de France. Ne serait-ce que grâce aux conditions dont on dispose, avec l’encadrement et l’ambiance qui règne au sein du groupe. On a énormément de plaisir. Par rapport au point où j’en suis dans ma carrière, j’aborde ces événements avec plus de passion. Je ne pense plus trop à la pression qu’il peut y avoir.

A 32 ans, vous êtes le « doyen » mais aussi un peu le sage de cette équipe. Dans quel état d’esprit abordez-vous ces Mondiaux ?

Depuis quelques années, je vis les meilleures pages de cette équipe de France. C’est une belle histoire qui s’écrit. Il y a vraiment du plaisir, beaucoup plus que lors de mes premières années en équipe de France où l’ambiance était morose et tout le monde se tirait vers le bas. L’encadrement et la DTN étaient exécrables. Mais depuis quelque temps, on vit ça avec du plaisir, du partage et du bonheur. Tout le monde est unanime là-dessus.

Que pensez-vous des jeunes qui vous entourent ?

J’aime bien les observer, regarder leur attitude, voir s’ils en veulent. On voit tout de suite chez les athlètes ceux qui ont les dents longues et ceux qui sont là en dilettante. En l’occurrence, dans notre équipe, on a la chance d’avoir des jeunes ambitieux, qui sont là pour prouver et prendre leur place pour un petit moment. Dans l’ensemble, cette équipe est conquérante. La dynamique est positive. C’est agréable à voir.

Sont-ils prêts à remplacer les anciens partis à la retraite ?

Les absents qui ont arrêté juste après les JO (Bernard, Duboscq, ndlr) se font quand même ressentir. Ça créé un grand vide. Mais il est rapidement comblé par des gens qui prennent de nouveaux statuts de par leur palmarès ou leur maturité. L’équipe est constamment en train d’évoluer ou de changer, mais elle garde le même état d’esprit.

Parlez-nous du relais 4x100m, une distance sur laquelle vous aviez arraché la médaille de bronze lors des Mondiaux de Rome 2009…

Une course par équipes, c’est toujours particulier. Surtout en natation, puisque c’est un sport individuel par définition. Il n’y a que trois relais en compétition. C’est donc très rare. Le 4x100m nage libre étant la course reine, tout le monde a les yeux rivés dessus. Un 4x100 reflète souvent la force d’une nation.

Il y a une énorme densité cette année au sein du groupe France. Les places vont être chères…

Oui, comme ça s’est rarement vu. Mais tant mieux. C’est un problème de riches donc on ne peut pas s’en plaindre. C’est sûr que ça va être un casse-tête pour les entraîneurs. Mais ça ne peut qu’être positif.

Un dernier mot sur vos tatouages. Il se dit que vous avez passé 17h à vous en faire poser de nouveaux cet été…

Je ne sais pas si c’est une passion ou une maladie. J’hésite encore à consulter ! Malheureusement, pendant la saison, on n’a pas beaucoup de temps libre. Quand on fait un tatouage, on ne peut pas se baigner pendant une semaine. Donc il a fallu être rapide. J’y ai passé 14 heures en trois jours. Ça pique et ça fatigue ! Tous mes tatouages ont une signification et un lien direct avec des périodes de ma vie. Ils reflètent mon histoire, mes pensées, ma philosophie du moment…

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