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Bousquet, made in America

Frédérick Bousquet

Frédérick Bousquet - -

Le compagnon de Laure Manaudou est comme un poisson dans l’eau aux Etats-Unis, où il s’entraîne depuis 2003. Les championnats US en grand bassin à Atlanta sont donc tout sauf exotiques pour lui...

Auburn – Atlanta. 177 kilomètres de distance, soit un peu moins de deux heures de route. C’est donc en voisin que Frédérick Bousquet s’est rendu au Georgia Tech Aquatic Center, lieu des championnats des Etats-Unis de natation en grand bassin. « C’est comme si on était à la maison, confirme l’intéressé. Le trajet a été très facile. Ça enlève le côté fastidieux de l’avion, du voyage et du décalage horaire. C’est plutôt cool. »

Le Perpignanais savoure sa vie américaine, celle qu’il partage avec sa compagne, Laure Manaudou, elle aussi présente aux championnats US, et leur fille commune Manon. D’abord en pointillés, quand il devient étudiant à l’université d’Auburn en 2003. Puis beaucoup plus pleinement après les JO de Pékin, en 2008. C’est dans l’Alabama que Bousquet se construit, se façonne, sous les ordres et conseils de Brett Hawke, son coach. Au point de faire tomber un an plus tard le record mondial du 50m nage libre, lors des championnats de France à Montpellier, bien aidé à l’époque par le port des combinaisons en polyuréthane.

C’est avec un œil avisé que Bousquet va donc entamer ces championnats US. « J’ai de bons souvenirs dans ce magnifique bassin, avance-t-il. J’y ai déjà nagé. » Un œil de consultant aussi, serait-on tenté de dire, tant l’ambiance de la compétition n’a aucun secret pour lui. « L’atmosphère de ces championnats ? Elle est particulière, raconte Bousquet. Même si l’équipe de Baltimore, celle de Michael Phelps, n’est pas présente, cela n’enlève rien au charme de ces championnats. Il y aura des nageurs de classe mondiale, des nageurs extraordinaires autour du bassin. Cela va donner de l’animation dans toutes les courses. Elles vont toutes avoir un côté excitant. »

Et des airs de retrouvailles aussi pour notre « Frenchie », avec son pays natal. Car les Niçois Yannick Agnel, Camille Muffat, Clément Lefert ainsi que Sébastien Rouault ont également répondu à l’appel américain. « L’environnement et la présence d’autres nageurs français va animer un peu plus encore la compétition, savoure Bousquet. On va dire que c’est une bonne répétition pour les Championnats de France. » Pour cela, Fred l’Américain devra lui aussi se mettre au diapason. « Je viens me tester sur le sprint et le 100m, et essayer de faire des progrès par rapport à Minneapolis il y a trois semaines, explique-t-il. Je me sens un petit peu mieux. Nager juste un tout petit peu plus vite serait parfait. Je suis impatient de voir ce que ça va donner. » 5e des séries du 50m nage libre (22’’72), il doit disputer la finale dans la nuit.