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Duboscq, de Budapest à Budapest

Hugues Duboscq

Hugues Duboscq - -

Quatre ans après sa triste sixième place en 100m brasse lors des championnats d'Europe de Budapest, c'est un Hugues Duboscq régénéré qui fait son retour en Hongrie. Et si le Normand remportait un premier titre en grande bassin ?

Le garçon est toujours aussi calme. Posé. A 29 ans, Hugues Duboscq dispute ses cinquièmes championnats d'Europe. Et derrière le sourire indéboulonnable du Normand se cache une réelle sérénité. « J'ai les ingrédients de la réussite. Il faut tout mettre en place et tailler la route », répond le brasseur quand on lui demande d'où vient cette tranquillité. Triple médaillé de bronze olympique, Duboscq n'a pourtant pas toujours connu la réussite. Il y a quatre ans à l'occasion des Europe de… Budapest, il quitte la capitale hongroise tête basse. A la clé : sixième place au 100m brasse. « C'est vrai qu'il s'agit du début de la traversée de désert », sourit l'intéressé quand on le titille sur la question.

Mais les regrets sont ailleurs. L'élève de Christos Paparrodopoulos regrette de ne pas avoir pu profiter de la ville. Alors plus question de rééditer cette erreur. « Cette fois, mon emploi du temps me permet d'aller voir ce qu'il se passe en dehors de l'île, explique-t-il. J'ai fait beaucoup de compétition où j'enchainais hôtel-piscine puis piscine-hôtel et puis je me suis rendu compte que j'avais manqué des choses. Tout le monde me disait que c'était une superbe ville alors que je n'ai vu que la piscine et l'hôtel. » Sérieux, il n'envisage bien entendu pas de faire la tournée des Grands Ducs. Simplement de profiter des quelques moments libres pour s'aérer la tête.

Avant cela, le vice-champion d'Europe d'Eindhoven aura une finale du 100 m à préparer. Parmi les favoris, il s'est montré particulièrement en forme lors des séries de lundi matin (1'00''98), tout comme lors de la demi-finale de l'après-midi, terminée en 1'00''54. Car ces championnats ne sont qu'une transition. Abonné au podium, sans pour autant connaître les joies de la victoire en grand bassin, il pourrait non seulement garnir son palmarès d'une nouvelle ligne, mais également lancer sa dernière ligne droite en vu des Jeux Olympiques de Londres. Une première étape sur laquelle il ne se projette pas trop. « Je ne mets pas la charrue avant les bœufs. Mais si tout est en place, il y a de grandes chances de médaille. » Et pourquoi pas de titre ?

Pierrick Taisne et Julien Richard à Budapest