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Gilot : « Le job est bien fait »

Fabien Gilot

Fabien Gilot - -

Sixième temps des demi-finales avec la meilleure performance française de la saison (48’’21), Fabien Gilot va retrouver les meilleurs sprinteurs de la planète en finale du 100 m NL des Mondiaux de Barcelone, ce jeudi (18h55). Une occasion en or d’accrocher sa première médaille individuelle mondiale en grand bassin.

Fabien, après un temps moyen en série (49’’07), vous réalisez une belle performance en demie. De bon augure pour la finale ?

Le job est bien fait. C’est ce que j’avais prévu : monter le niveau de tour en tour. En demi-finale, tout seul à l’extérieur, il n’y avait pas le choix : il fallait partir et faire la course devant pour ne pas emmener ceux d’à-côté. Ça s’est bien passé. C’était un petit peu dur sur la fin mais demain (jeudi, ndlr), en partant un peu moins vite et en profitant un peu de la bagarre du milieu, ça devrait être intéressant. On verra le temps que ça produira et si ça donnera un podium.

Votre entraîneur à Marseille, Romain Barnier, a déclaré que les choses mises en place ces sept dernières années se réalisaient enfin dans le bassin. Êtes-vous de son avis ?

Oui, c’est ce que je ressens. Ça fait tellement d’années que je suis là à la bagarre… J’ai décroché des belles médailles en individuel en petit bassin, vice-champion d’Europe, vice-champion du monde... Mais en grand bassin, il me manquait juste ce petit détail technique que tu cherches tout le temps pendant tant d’années, la complexité d’être puissant et relâché en même temps. C’est la clé du sprint, mais tout sprinteur vous dira que c’est compliqué à mettre en place. C’est en train de venir, c’est une bonne chose et il y a une belle carte à jouer demain (jeudi, ndlr).

Vos blessures des dernières années vous ont-elles fait voir les choses autrement ?

J’ai notamment eu très peur pour mon épaule blessée. Et j’ai pris conscience que j’aimais cette vie, que je voulais encore y goûter pendant quelques années avant de passer à autre chose.

On a l’impression que vous arrivez facilement à vous transcender en relais mais moins en individuel…

Ce n’est pas que c’est plus dur de me transcender quand je suis tout seul. Mais mon envie de bien faire me fait parfois nager un peu trop précipitamment alors qu’il faut être capable de prendre le temps en sprint. C’est ce que j’arrive un peu à faire là et c’est une très bonne chose.

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Propos recueillis par Camille Gelpi, à Barcelone