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L’empire des filles contre-attaque

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Avec seulement trois médailles au compteur sur les douze de la délégation française, les filles ont à cœur de se rattraper lors des trois derniers jours de compétition.

Ce n'est pas un pacte. Simplement un défi que se sont lancé les filles de l'équipe de France. Après avoir assisté à la réussite des garçons, les Bleues aimeraient bien croquer une part du gâteau. Jusqu'à hier, Mélanie Henique, benjamine de l'équipe à seulement 17 ans, était la seule Française à avoir connu les joies du podium. Depuis, le relais 4x200 et Ophélie Etienne sur 800 m sont venus lui tenir compagnie. « C'est bien, confiait tout sourire Etienne après ses deux médailles d'argent. On entend tellement parler des médailles des garçons qu'on est contentes d'exister à travers un relai. C'est bien pour l'équipe feminine. »

Avec elle, Margaux Farrell, Aurore Mongel et Coralie Balmy, toutes membres du relais, ont également retrouvé le sourire. « C'est vrai que les garçons nous mettent la pression, rigole cette dernière. Mais les courses de nage libre commencent demain (ndlr : vendredi). Camille, Ophélie et moi pouvons faire quelque chose de bien. » Qualifiée pour la finale du 100 m pap, Aurore Mongel est en effet une bien belle chance de médaille. Surtout qu'elle est également championne d'Europe d'un 200 m pap à venir. Avec elle, Coralie Balmy et Camille Muffat sur 200 m NL et 400 NL auront une belle carte à jouer. Surtout que cette dernière, particulièrement attendue sur le 200 4N et auteur de la meilleure performance européenne de l'année sur la distance, est passée à côté de sa course hier.

Dans l’ombre des garçons

La pensionnaire de Nice pourra ainsi compter sur le soutien de ses copines pour se remettre dedans. « On essaye de se motiver par tous les moyens. On s'est dit entre nous que nous allions montrer de quoi nous sommes capables », lâche une Mongel pleine d'ambition. Arrivées dans l'ombre des sprinteurs de l'équipe de France, les filles se cherchaient une patronne capable de les pousser encore plus haut. Aucune ne semblait vouloir assumer ce statut, préférant mettre le collectif en valeur. Les résultats seulement diront si le défi est relevé.

P.T. et J.R. à Budapest