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La folle journée d’Agnel

Yannick Agnel

Yannick Agnel - -

Vainqueur du 400 mètres nage libre et médaillé d’argent lors du relais 4X100 mètres nage libre, Le jeune Niçois est le héros français de la première journée des championnats d’Europe de Budapest. Récit d’une journée particulière.

Yannick Agnel se souviendra longtemps de sa première grande compétition chez les seniors en grand bassin. Dès sa première journée, le jeune Niçois a conquis l’or du 400 mètres nage libre et l’argent du 4X100 mètres nage libre. Une sacrée performance qui n’a pas eu l’air ce gamin de 18 ans. Dès le matin, lors des séries du 400 mètres, le nageur de l’Olympique Nice Natation évacue la pression comme un briscard et rafle facilement le cinquième temps. « Ça a été. J'ai fait mon petit truc », expliquait le bachelier 2010 après sa série.

Mais une marche un peu plus haute l’attendait alors : la finale. Son entraîneur, Fabrice Pellerin explique : « Après avoir passé l’étape des séries, il s’est concentré sur ce pour quoi il était là. Je lui ai demandé ce qu’il voulait. Il m’a dit qu’il voulait faire quelque chose de bien et qu’il voulait gagner. » Alors le géant natif de Nîmes (2,02 mètres) s’est lancé à la ligne d’eau numéro 2, avec Paul Biedermann comme rival (n°3), le champion du monde allemand, recordman du monde de la distance.

Le seul à détendre l’atmosphère après le relais

Déjà mature dans sa gestion de course, Agnel a constamment gardé la tête. Même s’il a décéléré aux 200 mètres, Biedermann n’a jamais été en mesure de le devancer. « C’était dur mais c’est génial,» sourit-il. Je suis super content. Biedermann revient vite dans les derniers mètres mais j’ai réussi à toucher devant.

Pas le temps de savourer son podium et sa Marseillaise : Le champion d’Europe juniors est appelé à disputer le relais 4x100 mètres. Fabien Gillot, parti en première position, lui transmet le relais avec 24 centièmes de retard, il en grignote 15 au Russe Andrey Grechin. Mais ni William Meynard, ni Alain Bernard –auteur d’un médiocre 48’70 départ lancé–, n’ont pu rattraper leur retard. « Il faut arrêter d’en faire un plat », lance-il après la course. Il semblait bien seul à détendre l’atmosphère sur le podium alors que ses équipiers du relais faisaient la tête. Sans doute était-il juste fier de sa folle journée…

Paul Basse avec Pierrick Taisne à Budapest