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Le double champion du monde Yannick Agnel est "un très mauvais perdant"

Le nageur Yannick Agnel, invité de BFM Story, le 5 août 2013.

Le nageur Yannick Agnel, invité de BFM Story, le 5 août 2013. - -

De retour des Mondiaux de natation de Barcelone, le nageur était l'invité, lundi soir, d'Olivier Truchot sur BFMTV. Il est revenu sur ses victoires sur 200 mètres libre et 4x100 mètres.

Il parle d'une "belle épopée". Il est vrai qu'avec deux médailles d'or dans ses bagages, Yannick Agnel n'a pas raté les Mondiaux de natation de Barcelone. Olivier Truchot l'a reçu sur le plateau de BFMTV lundi soir pour partager son succès sur 200 mètres libre et 4x100 mètres.

"C'est beaucoup plus que ce que j'attendais. Notamment sur le 200 mètres individuel, je n'étais pas certain de pouvoir être au niveau. Je suis ravi de la manière dont ça a pu se passer", s'est étonné Yannick Agnel.

"Une envie de compétition retrouvée"

Le déclic est venu à l'entraînement à Baltimore. Le nageur se sentait bien dans sa tête et dans sa peau. "Je me suis dit, ce serait dommage avec cette envie de compétition retrouvée de ne pas en profiter cet été", s'est-il rappelé.

Pour expliquer son succès, il s'est confié: "je suis vraiment un très mauvais perdant. Cela peut expliquer que je sois perfectionniste sur certains points". Mais il insiste sur le fait que cela doit rester un jeu. Par exemple, l'après Jeux olympiques n'a pas toujours était facile à gérer, mais il n'a pas voulu revenir sur cette histoire. Il est désormais tourné vers l'avenir.

Près de l'ancien entraîneur de Michael Phelps

A ce sujet, il a éludé les questions sur sa séparation avec son ancien entraineur Fabrice Pellerin. "J'ai fermé ce chapitre de ma vie, il y a quelques années déjà", a-t-il expliqué.

Il passe désormais son temps dans une piscine de Baltimore auprès du coach qui a longtemps entraîné Michael Phelps, Bob Bowman. "Cela faisait un petit moment que j'avais envie de partir aux Etats-Unis, ne serait-ce que pour les études", a-t-il ajouté pour expliquer les autres raisons qui l'ont poussé à s'expatrier.

Quand on lui demande s'il était attiré par le rêve américain, il répond en riant, "peut-être, mais j'aimerais bien qu'il y ait un rêve français. Il faut puiser dans les cultures de chacun pour façonner sa propre réussite".

Elise Maillard