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Manaudou, ça sent la fin

Laure Manaudou

Laure Manaudou - -

La championne olympique 2004 s’apprête à faire ses adieux définitifs à la natation, mercredi au Grand Journal de Canal +. Malgré de bonnes sorties cet automne, le suspense a pris fin avec son absence des bassins depuis le mois de novembre.

Un échange de tweets entre Michel Denisot et la nageuse, dimanche, a fait office de communiqué de presse. « A mercredi !!! ---> grand journal ! », écrit Laure Manaudou. « @Manaudou on vous attend », lui répond le présentateur de Canal +. « @michel_denisot :-) », poursuit la championne olympique 2004 du 400m. Six mots pour donner rendez-vous lors de la deuxième partie du Grand Journal. La première Française sacrée aux JO sera l’invitée de l’émission entre 20h30 et 20h50. Après Alain Bernard, autre nageur, Laura Flessel (escrime) et Tony Estanguet (canoë-kayak), la France va assister aux adieux d’une nouvelle athlète d’exception. Car l’apparition sur la chaine cryptée de la nageuse de 26 ans annonce ses adieux. Le doute n’est plus permis.

Un au revoir pressenti depuis des Jeux de Londres loupés, et un retour en trompe l’œil dans les bassins cet automne, récompensé par l’argent sur 100m dos aux « Europe » en petit bassin à Chartres. « Un jubilé », lâche son ancien mentor Philippe Lucas, qui n’accorde aucune signification à cette première médaille en quatre ans. On imaginait l’annonce venir dans la foulée. La compagne de Frédérick Bousquet préfèrera prendre son temps en laissant passer les Fêtes. Son absence à Sarcelles, première étape des toutes nouvelles Golden Lanes, ne surprendra pas. Pas plus que celle à Rio, où se trouvent les « Marseillais » en stage de reprise, alors que son frère Florent et Bousquet sont du voyage. Puis vient le gazouillis avec Denisot.

Bernard : « Cette fois, Manaudou sait que ce sera définitif »

« Elle a déjà pris une fois la décision d’arrêter, cette fois elle se rend compte que se sera définitif », explique Alain Bernard, le néo-retraité et champion olympique 2008 du 100m, qui refuse l’expression de « petite mort », et préfère parler de « deuxième vie ». Avec quel lègue laissé à la natation tricolore ? Celle de la « plus grande nageuse française (…) qui manquera. » L’hommage est de Camille Muffat, couronnée à Londres et héritière désignée de Manaudou.