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Mondiaux de natation (100m dos): Lacourt, un retour en argent

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Au sortir d’une année laborieuse, marquée par des soucis de santé, Camille Lacourt s’est offert l’argent sur 100m dos, ce mardi lors des championnats du monde de Kazan. Une cinquième médaille dans la besace du Marseillais de 30 ans lors de Mondiaux en grand bassin, quatre ans après le sacre partagé avec Jérémy Stravius sur la distance.

Camille Lacourt peut exulter et afficher son large sourire. Non, contrairement à Shanghai en 2011, il ne se couvre pas d’or. Mais cette deuxième place a bien le goût de la victoire. Après une année 2014 blanche à cause d’une tumeur bénigne à la hanche, le nageur du CN Marseille est parvenu à s’offrir l’argent ce mardi sur le 100m dos des Mondiaux de Kazan en 52’’48.

En demies lundi, Lacourt avait englouti les doutes et avisé ses adversaires en signant le deuxième temps derrière Larkin, en 52’’70. Un chrono qu’il n’avait plus réalisé depuis trois ans. Ce mardi, il a rappelé le monde à son bon souvenir en pointant juste derrière l’Australien Mitchell Larkin (52’’40) et devant le champion olympique et champion du monde en titre, l’Américain Matt Grevers (52’’66).

Rio pour finir en beauté

Quatrième aux JO de Londres en 2012, puis cinquième aux Mondiaux de Barcelone en 2013, Lacourt remet ainsi les pendules à l’heure sur la distance olympique. Quatre ans après son sacre mondial dans la catégorie, le premier de la natation masculine tricolore (ex aequo avec Jérémy Stravius) et l’argent sur 50m dos à Shanghai, le nageur de 30 ans décroche la cinquième breloque de sa carrière lors des Mondiaux en grand bassin (titres en 2013 sur 50m dos et 4x100m 4 nages).

Lacourt, qui avait éclos en 2010 à Budapest, avec trois couronnes européennes, n’en a donc pas fini de grandir, ni peut-être de jubiler. Dans un an, lors des JO de Rio, le grand blond avec ses médailles d’or aura l’occasion de mettre un sacre final à sa carrière riche en rebondissements. Avec une préparation moins tronquée, le sourire et la médaille brilleront peut-être encore plus.

Jérémy Bilinski