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Muffat poursuit sa quête

Camille Muffat va tenter de récolter une deuxième médaille mondiale à Shanghai sur 200 m NL.

Camille Muffat va tenter de récolter une deuxième médaille mondiale à Shanghai sur 200 m NL. - -

Déjà médaillée de bronze sur 400 m nage libre, la Française va tenter, mercredi (12h45) à Shanghai, de s’offrir une nouvelle breloque lors de la finale du 200 m NL. Une mission dans ses cordes même si la concurrence s’annonce ardue.

Si Jérémy Stravius sera forcément l’un des grands bonhommes des Mondiaux côté tricolore, avec son titre mondial sur 100 m dos (en compagnie de Camille Lacourt) et sa médaille d’argent du relais 4x100 m nage libre, le clan français a aussi sa grande dame. Camille Muffat. Déjà médaillée de bronze sur 400 m NL, dimanche, la Niçoise va s’attaquer à son deuxième défi individuel ce mercredi avec la finale du 200 m NL. Une épreuve au terme de laquelle Muffat pourrait récolter une nouvelle breloque.

Neuvième temps des séries, mardi, Camille est montée en puissance au fil de la journée pour prendre la deuxième place de sa demi-finale, derrière l’Australienne Kylie Palmer, et signer le quatrième chrono des ces demies en 1’56’’62. Outre Palmer (1’56’’59), la Française est devancée par la Néerlandaise Femke Heemskerk (1’55’’54, meilleure performance mondiale de l’année et record personnel), championne du monde du relais 4x100 m NL dimanche dernier, et l’Italienne Federica Pellegrini (1’56’’42), championne olympique, du monde et d’Europe en titre de la spécialité, déjà titrée sur 400 m NL à Shanghai.

« Je peux aller plus vite »

Les trois seront les principales concurrentes de Muffat sur la route de la médaille. Sans oublier quelques outsiders aux dents longues. Pas de quoi inquiéter pour autant celle qui a remporté la médaille d’or mondiale en petit bassin sur cette distance l’hiver dernier à Dubaï. « Je peux aller plus vite, indique Camille. Gagner la demie n’était pas important. C’est la finale qui compte. Les chronos sont très serrés et celles qui ont signé les meilleurs temps ne seront pas à coup sûr devant. Tout peut arriver en finale. Les sensations n'ont pas changé depuis le 400 m, je suis en forme, ça va. » En espérant que la Marseillaise entonnée ce mardi à Shanghai en l’honneur de Stravius et Lacourt lui donne des ailes.

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800 m NL : Rouault n’a rien à perdre|||

Il n’a pas un souvenir très bon de certains de ses futurs adversaires. Qualifié pour la finale du 800 m nage libre après avoir réalisé, ce mardi, le septième temps des séries (7’49’’43), Sébastien Rouault va retrouver mercredi quatre nageurs – le Chinois Sun Yang, le Canadien Ryan Cochrane, le Tunisien Oussama Mellouli et l’Américain Peter Vanderkaay – qu’il a déjà croisés dimanche en finale du 400 m. Une épreuve sur laquelle le Français a pris la huitième et dernière place. Pas de quoi, pour autant, s’imaginer battu d’avance par les mêmes sur la distance supérieure. Car Rouault est bien plus à l’aise sur 800. Champion d’Europe de la spécialité (et du 1500 m) l’été dernier à Budapest, Sébastien a une carte à jouer même s’il ne fait pas partie des favoris pour les médailles.

« Ce n'était pas évident de se qualifier, ça a nagé très vite en séries, explique Rouault. J'ai un petit peu plus subi que sur le 400 m. Je savais que ça allait être dense et fort et ça va donner une belle finale. Je me trouve un peu moins bien que sur le 400, c'est bizarre parce qu'à l'échauffement j'étais à l’aise. Après, le tout était de passer en finale, peu importe la ligne d'eau. J'ai vraiment été surpris par le nageur des Iles Féroé (Pal Joensen, ndlr) qui s'est approché à une seconde et demie du record d'Europe. On ne l'avait pas vu depuis décembre. Tout le monde a fait une course difficile, ça va laisser des traces. J'ai tapé dans la caisse un peu plus que j'avais prévu. Mais ça va aller. » Le titre devrait se jouer entre Sun Yang, meilleur temps des séries et déjà vice-champion du monde du 400 m dimanche, l’étonnant Joensen, Cochrane, Mellouli et le Hongrois Gergo Kis