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À LA RENCONTRE D’ANTOINE HAMELIN

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Il n’a que 20 ans, était encore apprenti il y a peu et tutoie désormais les sommets. Vainqueur de trois quintés depuis le début de sa carrière, Antoine Hamelin a surtout acquis le dernier d’entre eux à l’occasion du prestigieux Prix du Jockey-Club avec l’outsider Saônois. Un succès qui a fait grand bruit dans le landerneau hippique. Abordant sa réussite actuelle avec beaucoup de recul, le jeune homme originaire de Neuilly-sur-Seine narre ici ses débuts et sa course du 3 juin 2012.

Il n’a que 20 ans, était encore apprenti il y a peu et tutoie désormais les sommets. Vainqueur de trois quintés depuis le début de sa carrière, Antoine Hamelin a surtout acquis le dernier d’entre eux à l’occasion du prestigieux Prix du Jockey-Club avec l’outsider Saônois. Un succès qui a fait grand bruit dans le landerneau hippique. Abordant sa réussite actuelle avec beaucoup de recul, le jeune homme originaire de Neuilly-sur-Seine narre ici ses débuts et sa course du 3 juin 2012.

Ce qu’il nous a dit

À propos de ses débuts :

« Je ne suis pas issu du monde du cheval. Mes parents sont restaurateurs en région parisienne, mais mon père aime les courses. Et, c’est en le suivant sur les hippodromes, que j’ai découvert cet univers. Vers l’âge de 10 ans, j’ai commencé à monter en club hippique. A l’adolescence, j’ai très vite senti que je n’étais pas fait pour être enfermé en classe (sourire). Etant plutôt un « garçon d’extérieur », qui plus est attiré par la compétition, je me suis tout naturellement tourné vers le métier de jockey. Orienté vers l’Ecole du Moulin-à-Vent, j’ai eu la chance d’avoir Jean de Roualle pour premier patron. Chez lui, j’ai passé trois ans et acquis toutes les bases. Il m’a appris à devenir cavalier d’entraînement. Monsieur de Roualle est à la fois un excellent préparateur mais aussi un très bon pédagogue. Il a quitté la France désormais. Par la suite, j’ai aussi beaucoup progressé au contact de Cédric Boutin. A présent, je travaille pour Monsieur Alain de Royer Dupré et collabore aussi avec d’autres professionnels comme Jean-Pierre Gauvin ou Jean-Luc Guillochon. »

À propos de sa plus belle victoire :

« Il s’agit bien sûr de ma victoire avec Saônois dans le Jockey-Club. Avant la course, nous étions assez délaissés par les pronostiqueurs. Cela nous a ôté de la pression. Pas mal de pression, mais pas toute la pression. Car le Jockey-Club est quand même un événement majeur. Dans la semaine qui a précédé l’épreuve, je me souviens avoir envisagé tous les scénarios. Je me suis projeté plusieurs fois la course intérieurement. Mais la veille de l’événement, j’étais redevenu relax. Bien entendu, rien ne s’est déroulé comme que je l’imaginais. Sauf la victoire que l’on espère toujours au fond de soi. De l’épreuve en elle-même, je garde le souvenir du moment où nous étions à deux cents mètres de l’arrivée. Les autres piochaient autour de moi, alors que j’avais encore du gaz. Naturellement, j’ai un peu craqué à mon retour au rond de présentation. Il y avait tellement d’émotion autour de moi. Je suis fier de ce succès, mais je sais aussi ce que je dois à Monsieur Gauvin et à l’entourage du cheval. A plusieurs occasions, ils auraient pu mettre un autre pilote que moi sur Saônois, un jockey plus confirmé. Ils ne l’ont pas fait alors que le cheval ne cessait de grimper dans la hiérarchie. Je trouve cela très fort de leur part. »

À propos de la Casaq Ligue

« Dans le vestiaire, on se chahute gentiment après chaque épreuve. On regarde le classement. Il est très difficile de gagner un quinté. Cela se joue parfois sur des détails car il y a beaucoup de partants, avec des chevaux qui ont aussi des chances équivalentes. Ce sont néanmoins des épreuves qui valorisent les jockeys, leurs prises de décision et leurs initiatives. »

Crédit Photo : APRH

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