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À la rencontre de David Morisson

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Il n’est jamais trop tard pour remporter son premier quinté. En selle sur Je Parts Seul lundi 16 juillet, David Morisson a ainsi enlevé à 40 ans le premier événement de sa carrière. Nantais d’origine et palois d’adoption, ce cavalier émérite, qui a accumulé plus de 500 victoires depuis ses débuts, évoque ce succès, mais aussi son métier. A la découverte d’un « jeune homme »…

Il n’est jamais trop tard pour remporter son premier quinté. En selle sur Je Parts Seul lundi 16 juillet, David Morisson a ainsi enlevé à 40 ans le premier événement de sa carrière. Nantais d’origine et palois d’adoption, ce cavalier émérite, qui a accumulé plus de 500 victoires depuis ses débuts, évoque ce succès, mais aussi son métier. A la découverte d’un « jeune homme »…

Ce qu’il dit :

A propos de son parcours

« Mon père était joueur et c’est en le suivant sur les hippodromes de l’Ouest que j’ai découvert les courses. J’aime beaucoup la compétition et c’est d’abord ce qui m’attiré vers ce métier. J’ai effectué mes classes chez Guy Cherel. Notre collaboration a duré quatre ans. De cette période, je garde un très bon souvenir. Monsieur Cherel n’avait qu’un apprenti à ce moment et pouvait me consacrer du temps. J’ai énormément progressé à ses côtés. C’est aussi grâce à lui que j’ai pu intégrer à Pau l’équipe de Jean-Claude Rouget, chez lequel j’ai très vite perdu ma décharge d’apprenti. Depuis, je suis resté dans la région et j’y exerce mon métier en tant que free-lance. Bien sûr, j’ai rarement l’occasion de monter de belles courses, mais j’ai la chance de bénéficier de la confiance de plusieurs professionnels. Mon avenir ? Je me dis que j’ai quelques saisons à faire en tant que jockey et je prends ma victoire dans le quinté de Vichy comme un encouragement. Devenir entraîneur n’est pas mon objectif…Je pense que je manquerais de patience pour cela. J’imagine plutôt prolonger mon aventure avec les chevaux en tant que cavalier d’entraînement. »

A propos de sa plus belle victoire

« Il s’agit bien sûr de mon quinté gagné à Vichy avec Je Parts Seul. Je tiens à remercier son propriétaire qui m’a fait confiance à cette occasion. Ce succès m’a fait plaisir à plus d’un titre. Je suis copain avec Philippe Sogorb et il s’agissait de sa première victoire à ce niveau en tant qu’entraîneur. Nous avions décidé d’aller devant en dépit de notre mauvais numéro de corde. J’ai assez rapidement senti que nous allions faire l’arrivée. En franchissant le poteau d’arrivée, j’ai aussitôt pensé à mon père, disparu l’année dernière. C’était un grand amateur de quinté et j’aurais bien aimé l’avoir à mes côtés, ce lundi. Dans les heures qui ont suivi la course, j’ai dû recevoir une cinquantaine de textos provenant d’amis ou de proches. Cela m’a beaucoup touché. »

A propos de la Casaq Ligue

« Je monte rarement dans les quintés. Je regarde les étapes Casaq Ligue et je m’intéresse au classement. Ces épreuves se déroulent sous la formule handicap. Or, les handicaps sont les tournois les plus difficiles à gagner. Monter le favori dans les autres épreuves, c’est comme tirer un penalty au foot. En revanche lorsque l’on monte le favori dans un handicap, c’est un peu comme si on tirait un coup-franc des « 30 mètres » avec un mur à contourner. »

Crédit Photo : Scoopdyga

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