RMC Sport

A la rencontre de Filip Minarik

-

- - -

Deux fois Cravache d’Or en Allemagne, y compris l’an dernier, Filip Minarik est actuellement le jockey étranger le mieux classé au classement de la Casaq Ligue, occupant la 26ème place. Souvent vu en France pour les Quintés+, dans lesquels il a terminé deux fois deuxième cette saison, le jockey de 37 ans nous raconte sa vie en selle.

Deux fois Cravache d’Or en Allemagne, y compris l’an dernier, Filip Minarik est actuellement le jockey étranger le mieux classé au classement de la Casaq Ligue, occupant la 24ème place. Souvent vu en France pour les Quintés+, dans lesquels il a terminé deux fois deuxième cette saison, le jockey de 37 ans nous raconte sa vie en selle.

A propos de ses débuts

« Je suis né à Prague en République tchèque, où mon père était un très bon jockey avant de devenir entraineur. J’ai grandi avec les chevaux, d’ailleurs mon frère est aussi jockey. Tout d’abord, j’ai été apprenti pour mon père. En 1995, j’ai passé trois mois chez Tony Clout à Lamorlaye. C’est le meilleur souvenir de ma vie et c’est là que j’ai appris à bien monter ! Un an plus tard, je suis arrivé en Allemagne. J’ai commencé dans l’Est pour des petits entraineurs, avant de déménager en 2000 dans l’Ouest pour travailler avec Peter Schiergen. Douze ans plus tard, je suis toujours là ! »

A propos de sa plus belle victoire

« J’ai gagné le Grosser Preis von Baden deux fois (en 2006 avec Prince Flori, et en 2010 avec Night Magic) et le Prix de la Porte Maillot à Longchamp avec Tertullian (2001). Ce sont les meilleurs moments de ma carrière (N.D.L.R. : il compte cinq victoires de groupe I). Mes deux cravaches d’or sont également très importantes pour moi. Cette année n’est pas terrible pour le moment en terme de victoires en Allemagne, mais ailleurs en France, Suisse et en Belgique, ca se passe très bien ! »

A propos de Casaq Ligue

« J’adore monter dans les Quintés, c’est un challenge ! Choisir le bon cheval, le préparer, et avoir un bon parcours s’avèrent difficile. Même si ce n’est pas une course de groupe, c’est comme un Derby pour moi avec 18 partants où tout le monde a une chance. Tu montes avec les meilleurs jockeys au monde – Christophe Soumillon, Olivier Peslier etc. - c’est vraiment une bonne expérience. J’ai gagné un Quinté à Marseille en 2009 pour le propriétaire de Danedream, et j’essaye encore de réitérer. Gagner un Quinté en France est plus important pour moi que gagner un groupe III en Allemagne. Ca prend 10 heures de route pour venir sur les hippodromes parisiens, et même si je ne viens que pour une monte, je le fais pour le challenge ! »

photo : APRH

Le Quinté en vidéo

Arrivées et rapports du Quinté