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À LA RENCONTRE DE PAULINE PROD’HOMME

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C’est l’une des meilleures femmes-jockeys du peloton français. Lauréate de son premier quinté cet hiver à Cagnes, Pauline Prod’homme a doublé la mise le jour du Prix de Diane avec Da Paolino, l’un des très bons sujets façonnés par son père, Didier. A 24 ans (elle a fêté son anniversaire la veille de son succès à Chantilly), la jeune mansonnienne a encore de belles courses à gagner avant, sans doute, de marcher sur les traces de son papa. Interview.

C’est l’une des meilleures femmes-jockeys du peloton français. Lauréate de son premier quinté cet hiver à Cagnes, Pauline Prod’homme a doublé la mise le jour du Prix de Diane avec Da Paolino, l’un des très bons sujets façonnés par son père, Didier. A 24 ans (elle a fêté son anniversaire la veille de son succès à Chantilly), la jeune mansonnienne a encore de belles courses à gagner avant, sans doute, de marcher sur les traces de son papa. Interview.

Ce qu’elle dit

A propos de son parcours :

« J’ai dû monter mon premier poney à 3 ans...Mon grand-père était entraîneur, mon père a pris le relais. Autrement dit, j’ai grandi parmi les chevaux.Travailler à leur contact est vite devenu ma priorité. J’ai énormément appris au contact de mon père et je lui dois aussi beaucoup de mes victoires en compétition. J’ai toutefois gagné pour d’autres entraînements et j'ai eu par exemple l’honneur de passer le poteau en tête avec la casaque Wildenstein sur le dos. J’aime la compétition mais aussi préparer les chevaux. A terme, j’envisage de devenir entraîneur. »

A propos de sa plus belle victoire :

« Elle est toute récente. Il s’agit de mon succès avec Da Paolino à Chantilly, le jour du Prix de Diane. Il y avait une belle ambiance et beaucoup de monde. J’étais favorite, mais cela n’a pas été facile pour autant. Nous avons fait la course en tête et à deux-cents mètres de l’arrivée, j’ai vu revenir le représentant Augustin Normand. Mais Da Paolino est bien reparti sous son attaque, faisant preuve d’un courage exemplaire. »

A propos de la Casaq Ligue

« Les courses-événements ne sont pas faciles. En tant que femme, il n’est jamais simple de gagner lorsque l’on se retrouve à la bagarre avec des jockeys comme Christophe Soumillon. J’ai l’avantage, pour ma part, de connaître parfaitement les chevaux (ceux de mon père) que je monte dans ces compétitions. C’est un atout non négligeable. Je suis naturellement satisfaite de mon premier semestre dans les quintés. Cela dit, j’aurais du mal à viser les premières places dans le Challenge. Un de mes rêves ? Remporter un événement à Longchamp. »

Crédit Photo : APRH

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