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Solemia fait pleurer le Japon

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On attendait Saônois et Ofèvre. C’est finalement Solemia qui s’est imposée, ce dimanche à Longchamp, dans la 91e édition du Prix de l’Arc de Triomphe.

Très assouplie par les pluies tombées ces dernières vingt-quatre heures, la piste de l’hippodrome du Bois de Boulogne n’a visiblement pas convenu à Saônois. Si le petit cheval du boulanger, dont on a tant parlé cette semaine, s’est englué dans le terrain lourd, ce ne fut pas le cas de Solemia, bien au contraire, qui s’est battue comme une lionne pour aller chercher Orfèvre, le poulain japonais, qui semblait parti pour la gloire à mi-ligne droite. Christophe Soumillon, associé au champion nippon, regrettait d’ailleurs que son cheval se soit "jeté" vers la lice sous l’effort. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, ce sont finalement les frères Wertheimer, propriétaires et éleveurs bien connus, qui poseront la coupe à côté de leurs nombreux trophées. La dernière victoire de cette casaque dans l’Arc remonte d’ailleurs à 1981, avec Gold River.

Olivier Peslier, le jockey de Solemia, inscrit quant à lui un quatrième Arc à son palmarès, après les victoires d’Helissio (1996), de Peintre Célèbre (1997) et de Sagamix (1998). Malgré son immense expérience, Peslier reste toujours aussi heureux de remporter une telle épreuve : "j’ai bénéficié d’un très bon parcours. Lorsque Christophe a pris l’avantage, j’ai cru qu’il allait gagner ! Je n’ai pas lâché et le sien a un peu coincé pour finir. Je suis super heureux !" Même son de cloche du côté de l’entraineur, Carlos Laffon-Parias : "je me suis vu battu ! Quand Olivier a changé son bâton de main, je me suis finalement dit qu’on allait gagner..."

Évidemment, Christophe Soumillon était très déçu de cette deuxième place : "C’est affreux, car il a un potentiel énorme. Je n’ai pas de regrets. Il a fait une course comme jamais on en a vu dans l’Arc. Une fois que j’ai pris l’avantage, personne ne pouvait s’imaginer que nous serions battus. Je suis venu trop facile, il aurait fallu un ou deux meilleurs chevaux dans la course car ils étaient tous fatigués à l’entrée de la ligne droite ! Il s’est beaucoup jeté à la corde. Je suis battu par l’excès de confiance en lui. A 50 mètres du poteau, j’ai vu qu’il aurait du mal à redémarrer. Il a pourtant tout pour gagner l’Arc. J’espère qu’il sera partant dans les Champion Stakes, sinon ce devrait être dans la Japan Cup."

C’est la loi des course. Orfèvre aurait-il été battu avec une piste moins souple ? On ne le saura jamais...

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