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Arsene Mosca : "Le poker, j'y ai trop joué."

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Acteur, comédien et humoriste français, Arsene Mosca est actuellement à l'affiche du film "Macadam Baby" de Patrick Bossard mais aussi sur les planches dans la pièce "Le clan des divorcés" à la Grande Comédie à Paris. Vendredi, il était l'invité de "Docteur Poker" sur RMC.

"J'ai découvert le poker fermé au fond des bars."

“Aujourd’hui, je passe beaucoup moins de temps autour des tables qu’avant. J’ai joué, même beaucoup trop joué pendant une période (rire), alors je me suis calmé depuis quelques temps. J’ai connu le poker il y a 20 ans au fond des bars. A l’époque, on jouait au poker fermé à 5 cartes. Tu demandais 3 cartes on te les donnait, ton adversaire n’en demandait qu’une seule et te relançait. Et dans ce genre de cas tu couchait assez vite ta main (rire). Tu ne buffles pas un mec qui ne demande qu’une carte en générale. Au final, ce poker de comptoir était assez glauque.”

"J'ai décroché 8 fois le Bad Beat Jackpot à l'ACF".

“Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai découvert le Texas Hold’em. Et quand tu découvres cette variante, tu te retrouves forcément à l’Aviation Club de France dans les semaines qui suivent. C’est là que je suis véritablement tombé amoureux du poker. Là-bas, j’y ai gagné 8 fois le “Badbeat Jackpot”, c’est à dire 10.000 euros pour la main perdante, 5.000 euros pour la main gagnante, et puis les derniers 5.000 euros à se partager pour les autres joueurs de la table.”

"Aujourd'hui 2 joueurs qui discutent poker, c'est comme 2 mecs de la Nasa qui parlent stratosphère.

“Ensuite, j’ai gardé contact avec l’ACF mais sans vraiment jouer chez eux. J’ai plutôt travailler avec eux en réalisant la série “drôle de poker” dans leur mur du Cercle Gaillon. Nous y avons réalisé cette série humoristique de 25 épisodes sur la vie de cercle en général. Le problème a été que notre série n’était pas assez technique pour les joueurs de poker. Aujourd’hui, quand vous entendez les joueurs parler entre eux, c’est comme si 2 mecs de la “Nasa” parlaient “stratosphère”. On a tenté de la jouer “grand public” mais la communauté poker n’a pas vraiment adhéré.”

"Quand je perds au poker, je deviens con."

“Les cercle de poker, je n’y vais plus. Mais j’ai tellement noué de liens d’amitiés avec quelques joueurs que j’ai toujours besoin de savoir ce qu’ils deviennent, leurs résultats, leurs performances. Quand tu enchaines les “bads runs” à table pendant quelques mois, tu peux devenir vraiment con et je me suis retrouvé dans cette configuration. Vous savez, je viens du sud, même derrière le sud, donc étant d’obédience “bougnoulique” (rire), quand je perds à ce jeu, j’ai l’impression d’être punit.”

"La clé est de ne jamais se mettre en danger..."

“Je jouais quand l’ACF ouvrait encore 24h sur 24 et il m’est arrivé de passer 48 heures assis à une table. J’avais un vrai problème de l’addiction. La nuit on voit des mecs qui tentent de rattraper leurs pertes du jour et c’est assez triste. Si je peux me permettre un message aux jeunes, faites gaffe, car quand la carte bleue ne marche plus on emprunte à quelqu’un et c’est le début d’une folle descente aux enfers. Il m’est arrivé de me prendre d’amitié pour ce genre de personne à table. Et les croupiers pourront vous le dire, j’ai souvent jeter la meilleure main face à eux car je n’avais pas envi de les enfoncer. Mais aujourd’hui j’ai l’impression que les jeunes, comme Erwann Pecheux par exemple, savent véritablement ce qu’ils font et ne se mettent plus en danger. C’est essentiel au poker.”

JS