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L'Appel du 18 Juin du Général Blanc!

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des équipes française, ont formé un groupe.

Ce groupe, alléguant la défaite des nos équipes, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le désastre.

Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force technique, terrestre et aérienne de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les joueurs, les petits ponts, la tactique des Mexicains qui nous font reculer. Ce sont les joueurs, les petits ponts, la tactique des Mexicains qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec la jeune génération qui détient la force technique et peut lutter. Elle peut, comme l'Allemagne, utiliser sans l'immense industrie des jeunes joueurs.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre équipe. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille des égos. Cette guerre est une guerre nationale. Toutes les fautes, toutes les limites, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a, dans notre pays, tous les moyens nécessaire pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force technique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force technique supérieure. Le destin de notre nation est là.

Moi, Général des Cevennes, actuellement à Bordeaux, j'invite les dirigeants et les joueurs français qui ne se trouvent pas en Afrique du Sud ou qui en reviennent, avec leur talent ou sans leur talent, j'invite les techniciens et spécialistes du football offensif qui se trouvent en France ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Bordeaux.

Par Jérémy