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Le temps d'un week-end : les affiches (30 mars et 01 avril)

Ce week-end sera celui des retrouvailles, des come-back et des réunions de famille. Sauf que dans le football comme ailleurs l'ambiance n'est pas toujours au beau fixe autour de la table. Le règlement de comptes n'est jamais loin.
On commence avec l'Angleterre et ce QPR-Arsenal qui présente le double avantage d'être à la fois un derby londonien, mais aussi le théâtre d'une nouvelle rencontre entre Gervinho et le sulfureux (mais très drôle) Joey Barton. Pour rappel, le 13 aout dernier, le skipper des Queens Park Rangers évoluait encore sous les couleurs de Newcastle et son équipe recevait Arsenal pour le premier match de la saison 2011/2012. L’ivoirien découvre bien vite les charmes discrets de la Premier League suite à une altercation plutôt musclée avec...Barton. Gervinho s'écroule et le Magpie se saisit de lui en le relevant par le maillot. Objet de son courroux? L'exagération de l'attaquant d'Arsenal, qui, à peine touché dans la surface, avait décidé de donner un petit coup de pouce à la gravité en s'étalant sur la pelouse. Commentaire de l'anglais sur son compte Twitter après le match : "J'essayais juste de l'aider à retrouver son fragile équilibre". Les deux amis s'étaient déjà recroisés le 31 décembre dernier, mais sans avoir eu le temps de discuter (Gervinho n'était entré en jeun qu'à la 75e minute). Samedi, à 17h00, Barton et son copain auront tout le loisir de remettre ça.

Du côté de Liverpool, ce sont Andy Carroll et José Enrique qui retrouveront leurs premiers amours british à Saint James'Park face à Newcastle. L'occasion pour le géant d'Albion de prouver que malgré son affreuse stat' de trois buts marqués en 28 matches, les noirs et blancs ont fait une erreur en le laissant filer. Pari ambitieux.

En Italie les retrouvailles seront moins risquées mais tout aussi tendues avec le déplacement de Naples à Turin. Au match aller, la Juventus se fit malmener pendant près de 70 minutes avant de revenir à trois partout dans le dernier quart d'heure. De quoi laisser Walter Mazzarri et ses hommes avec de sales maux de têtes et quelques très mauvais souvenirs. Rendez-vous dimanche soir, 20h45, pour la seconde manche.

En Espagne, l'ambiance sera tout autre. L'élève Guardiola affronte le maitre Bielsa, lors de ce Barcelone-Bilbao qui promet de donner le tournis. L'un a, autrefois inspiré l'autre, le renforçant dans ses convictions de beau jeu. Nul besoin de préciser où en est le Barça aujourd'hui. La confrontation de samedi (22h00) fleurera donc bon le respect mutuel, la reconnaissance et la certitude partagée par les deux techniciens, que le football se joue en équipe, la balle toujours au sol et la circulation perpétuelle. Jusqu'au-boutiste, Bielsa en était même venu un jour à souhaiter que le nombre de joueurs sur le terrain soit diminué. Dommage, que Joey Barton ne joue pas en Espagne. Il aurait sûrement pu faire quelque chose.