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Philippe Auclair - 11 septembre 2011

Une journée de Premier League en chiffres, pour changer...

Héals, hélas, le nouveau blog DDD n’est pas encore opérationnel...mais ça viendra, je vous l’assure. En attendant, une journée de Premier League en chiffres, pour changer.

Commençons par 100, qui est un chiffre on ne peut plus rond.

Kevin Davies, l’assassin à la gueule d’enfant de choeur, a reçu le 100ème avertissement de sa carrière en Premier League pour un attentat sur Patrice Évra lors de la leçon donnée par Manchester United à Bolton. Davies avait auparavant envoyé Tom Cleverley à l’hôpital (on craint une fracture du pied) sur un ‘tacle’ qui ressemblait beaucoup à celui qui a récemment valu huit matches de suspension à Abdoulaye Meïté en Ligue 1. Alan Shearer a évidemment défendu Davies dans Match of the Day...

18 – le nombre de buts marqués par United en l’espace de quatre journées de championnat, ce qui ne s’était jamais vu depuis la création de la Premier League en 1992. MU régale. ‘Régaler’ est un cousin de ‘roi’ dans la langue française; quand on voit Rooney jouer ainsi (huit buts en quatre matches), on se dit que ce n’est pas un hasard. Ou Chicharito, dont le premier but contre Bolton, avec trois appels en une demie-seconde, était le plus beau du week-end pour les connaisseurs. Différence de buts des deux clubs de Manchester après quatre rencontres: + 27!

7 – le nombre de triplés de Wazza pour United. Celui-ci était son second consécutif, après la fessée donnée à Arsenal deux semaines plus tôt. Seuls trois autres joueurs ont accompli ce ‘doublé de triplés’ en Premier League: Les Ferdinand, Ian Wright et Didier Drogba. Cela dit, l’homme du match à Bolton ne fut pas Rooney, mais Phil Jones. Immense. Et au poste d’arrière droit. L’Angleterre tient un joueur exceptionnel, qui sera capitaine de son équipe nationale, je n’ai pas le moindre doute là-dessus.

22 – le nombre de matches joués pour Chelsea par Fernando Torres, l’homme qui valait 57m€, et toujours un seul but au compteur pour le nino, laissé sur le banc par Villas-Boas jusqu’à un quart d’heure de la fin du 2-1 de Chelsea à Sunderland. Quand votre manager vous préfère Anelka, l’heure est grave. Pour Florent Malouda, vu la qualité de la performance de Juan Mata, exceptionnel par moments, il va falloir cravacher comme Lester Pigott dans la dernière ligne droite du derby pour revenir dans le onze de départ de Villas-Boas. Les footballeurs aiment parler de ‘défis’. En voilà un, et de taille.

9/10 – la note donnée par le Sunday Times à David Silva après une nouvelle démonstration à la baguette des Citizens, contre Wigan cette fois. Méritait-il mieux?

6 – comme 6 buts chacun en championnat pour Edin Dzeko, laissé au repos dans la perspective du match de Ligue des Champions contre Napoli, mercredi soir, et Sergio Agüero, dans le dictionnaire duquel le mot ‘adaptation’ n’existe pas. Je pourrais me tromper – mais ce triplé nétait-il pas son premier depuis son arrivée en Europe en mai 2006?

0 – le nombre de buts marqués par Swansea en six heures de jeu depuis leur accession à la Premier League. Ne pas en déduire que le club gallois est indigne d’une place dans l’élite. Samedi, les Swans de Brendan Rodgers (absent du match à la suite du décès de son père) ont fait trembler un Arsenal plus que nerveux, et seraient repartis de l’Emirates avec un point si Danny Graham s’était montré plus calme devant le but de Szczesny en toute fin de match.

80 – le nombre de passes tentées par Mikel Arteta lors de son début pour les Gunners, dont 71 ont trouvé un partenaire, davantage que quelque autre joueur qui était sur la pelouse avec lui. On dit du beau Mikel qu’il est un Fabregas-light, et on a tort. Cesc est un hybride de 8 et de 10, Arteta de 6 et de 8. Son calme et son intelligence apporteront beaucoup aux Gunners. Ses autres stats, en disant merci au passage à mon ami Michael Cox de zonalmarking.net, 2 interceptions réussies sur 2, 3 tacles de gagnés sur 4, 3 coups-francs de gagnés, tous dans des positions dangereuses pour Swansea, 2 de concédés, à plus de 50 m de son but. Malin, ce Mikel...

4 – la place de Stoke au classement, et elle n’est pas volée. Le recrutement des Potters a été inspiré: Upson, Crouch, Palacios. Il ne faisait déjà pas bon aller au Britannia avant qu’ils soient là, alors, maintenant...Une place dans le Top 6 est un objectif raisonnable pour le commando de Tony Pulis, qu’on aime son ‘système’ ou pas. A ce sujet: quand Begovic dégage, c’est au sens propre. Pas une seule de ses quarante ‘relances’ (toutes au pied) n’a couvert une distance inférieure à quarante mètres. Quand on a Crouchinho devant, hein? Stoke risque d’en surprendre plus d’un en Ligue Europa.

10 – le nombre de tirs au but d’Andy Carroll cette saison en 197 minutes de temps de jeu effectif. 3 cadrés, 0 but. Dalglish soutient son joueur, qui ne boit pas, selon lui, mais ce soutien ne va pas jusqu’à le titulariser. Qui a raison? Kenny ou Fabio? Je ne partage pas l’optimisme de beaucoup sur les chances de Liverpool, que j’avais trouvé moyen à l’Emirates, et face à un Arsenal en plein doute. Le résultat, excellent quant à lui, avait fait oublier beaucoup de carences, notamment en défense centrale. Que Carragher concède le pénalty qui donna la victoire à Stoke ne me surprend en rien. Injuste, la décision de M. Clattenburg? Non. Quand on passe le bras autour d’un adversaire dans la surface comme le fit Carra, on s’expose à ce genre de décision.

1 – ‘number one’, comme l’épatant Brighton de Gus Poyet, en tête du Championship après leur troisième victoire consécutive à l’extérieur, ce que les Seagulls n’avaient pas accompli depuis plus d’un demi-siècle. La mode est aux promotions successives. Après Norwich, au tour de Brighton? Au passage, un conseil: si vous voulez voir du football en Angleterre, direction la station balnéaire, qui vaut le voyage de toute façon, et le magnifique et flambant neuf Falmer Stadium (ou ‘the Amex’, si vous préférez).

21.30 – ce lundi, l’heure de la prise d’antenne des Drôles de Dames, qui vous saluent bien!

PS – ce blog est posté dimanche, mais je ne serai pas de retour avant lundi en début de soirée, pas en mesure, donc, de répondre à vos questions d’ici là. See you then!