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Polo 19/08

Toujours l'oeil expert de Polo sur la Bundesliga!

Western choucroute (Teil 3)

Tous aux abris ! 3ème partie de la grande saga du western choucroute avec une mitrailleuse Gatling !

Pour plus d’infos sur le western choucroute, direction le Saloon (Teil 1 et 2 /16 et 18 août 2010).

Très Werdertement en colère !

Sepp Herberger l’a défini ainsi lui-même : « la balle est ronde et un match dure 90 minutes». Voilà un fameux axiome que le Werder aurait dû coûte que coûte respecter car en encaissant un but par Pazzini dans les arrêts de jeu, le club allemand s’est compliqué la tâche en vue de la qualification pour la lucrative Ligue des Champions. Alors certes, le Werder, même privé d’Özil, peut battre la Sampdoria mais une seule erreur d’inattention risque de coûter 20 millions d'euros. Inexistant lors de la première période, l'équipe a surtout montré que son degré de préparation devançait de loin celui de la belle équipe italienne. Thomas Schaaf est orphelin d’un véritable n° 10 et les automatismes, notamment en défense centrale, (Prödl remplace Naldo blessé) sont encore à peaufiner. On peut toujours se poser la question du choix en arrière latéral de Pasanen plutôt que Boenisch. Et Marin est encore trop juste pour débuter un match.

Les équipes du milieu du canyon !

Mainz 05

L’entraîneur Thomas Tuchel était un illustre inconnu avant de prendre en charge ce club. Mais en assurant tranquillement son maintien l’année dernière, il a gagné ses galons de coach en chef. Rappelons qu’il fut nommé à la va-vite puisque Mainz 05 décida de se séparer trois semaines avant le début de la saison de son entraîneur ce qui lui permit l’accession à la Bundesliga ! Tout allait bien dans le meilleur des mondes, mais vlà-t’y-pas qu’Aristide Bancé, le buteur, décida, à 25 ans, de partir pour le plus grand championnat du monde…Dubaï ! Si on rajoute un des gardiens les plus performants de Bundesliga, Müller, blessé à long terme et un meneur de jeu irascible, Ivanschitz, on peut penser que la saison sera plus compliquée que l’année dernière. On suivra cette saison plus spécifiquement le développement des jeunes internationaux espoirs allemands Holtby et Schürrle.

Mönchengladbach

Le punkoïde club des seventies a un seul défaut : il est installé dans la région d’Allemagne où les clubs concurrents sont légion, Dortmund, Schalke, Leverkussen ou Köln en BL, et Bochum, Duisburg, Oberhausen, Düsseldorf et Aachen en zweite Liga. Aussi assurer son développement économique est toujours difficile et les sponsors ne se démultiplient pas comme les clubs. En tout cas, l’équipe est toujours portée vers l’avant et son recrutement m’intéresse avec Idrissou, le camerounais, et le belge de Camargo. La concurrence sera terrible à quasiment tous les postes et l’entraîneur Frontzeck doit finir dans les 10 premiers. Gladbach sera-t-il la bonne ou la mauvaise surprise de la saison ? Suspense au cœur du Westphalie !

Eintracht Frankfurt

Gérer un budget de « seulement » 70 millions alors que l’on est à « Bankfurt » ... C’est bel et bien le paradoxe de ce club pauvre, plein de « nécessiteux footballeurs professionnels » croisant quotidiennement de riches traders à millions. L’équipe a pourtant fière allure avec des postes doublés. La filière grecque fonctionne à merveille Tzavellas, Gekas et Amanatidis vont danser le sirtaki. Le vieux gardien Nikolov aura le jeune Fährmann comme rival direct. L’Eintracht, malgré son entraîneur Michaël Skibbe en conflit avec sa direction dispose d’un effectif capable d’aller chercher une place en UEFA.

Hoffenheim

La baudruche a explosé en plein vol ! Le projet Hopp était beau, il l’est toujours d’ailleurs… Mais la dure réalité de la BL a rattrapé les mirifiques utopies du mécène allemand. Il ne s’agit pas ici de critiquer l’implication de Hopp à travers sa fondation (et son don de 60 % de sa fortune pour la cause du football allemand) mais bien de pointer les invraisemblances du projet professionnel. Car, construire une équipe de « Bubis » c’est bien sur le papier, mais dans les faits l’amour du maillot de ces derniers porte à discussion. Croire que c’est parce que l’on se nomme Hopp que les joueurs s’identifient au projet global est bien orgueilleux. Les jeunes individualistes ont des envies d’ailleurs et l’entraîneur Rangnick sait qu’il a une épée de Damoclès pendue pour lui au clocher du village de 3300 habitants. L’objectif est toujours de produire du beau jeu mais on oublie facilement que la "légende" Hoffenheim (champion d’automne en 2008-2009) est surtout due aux 18 buts et 7 passes décisives en 17 rencontres du bosniaque Ibisevic ! La Hopp n’est plus en Hype !

Les équipes « goudron et plumes » ?

Stuttgart

Qualifié pour l’Europa League grâce à la première place lors des matchs retours, le VfB nage en eaux troubles. Si le transfert de Khedira est compensé par le retour de Gentner, les départs des expérimentés Lehmann (fin de carrière) et Hleb (retour de prêt au Barca) ne sont bouchés que par des jeunes, ce que n’a pas manqué de noter Cacau en fustigeant la politique de recrutement de son club. Le Français Audel a toute ses chances sur le côté gauche. Mais sans renfort de marque, on voit mal l’équipe du capitaine Delpierre accomplir des miracles.

Hambourg

C’est l’"Hambourgteillage" dans le club du nord de l’Allemagne ! La politique du Président Hoffmann est à la fois critiquée et critiquable. Le HSV est à la recherche de son passé et lorsque l’on voit cet effectif surdimensionné on se demande comment réagira le énième nouvel entraîneur depuis 2003, Armin Weh, en cas de nouvelle désillusion. Les gardiens Rost et Drobny sont en concurrence, en milieu défensif Ze Roberto, Jarolim, Kacar et Tesche se battent pour deux uniques places, sur les ailes et en attaque, pas moins de 7 joueurs au minimum postulent. Qui plus est, l’investisseur Klaus-Michael Kühne du groupe mondial Kühne & Nagel a ouvertement critiqué la gestion des transferts et l’idole du HSV Uwe Seeler s’étonne de l’évolution du club. Hambourg, privé de Coupe d’Europe va t-il s’autodétruire ou redevenir la monstrueuse mécanique des années 80 ?

Wolfsburg

Le champion 2009 ne s’est même pas qualifié pour une coupe européenne. Et pour se relancer, a choisi un entraîneur…anglais. Arghhhh, je m’étouffe, un cheval de Troie en BL ! Pour arriver à ses objectifs, le Vfl s’est montré le plus offensif sur le marché des transferts. Exit Obafemi Martins, et bienvenue à Mandzukic, Friedrich, Kjaer et Cicéro. Sauf que voilà Misimovic, Dzeko et Barzagli souhaitent partir, Ziani et Kahlenberg ne sont plus en odeur de sainteté et surtout Mc Claren désire jouer en 4-2-3-1, ce qui condamne Grafite, meilleur buteur de la saison du titre. Qui plus est le transfert de Diego, en provenance de la Juve, tourne au cauchemar. Un joueur connu pour être superbe derrière…deux attaquants. Mc Claren c’est quoi son CV ? Alors le club du groupe Volkswagen sera-t-il métamorphosé en Traban ou en Porsche ? Une Mini assurément ! Rappelons que toute l’industrie automobile anglaise, si elle soigne ses cuirs et ses coutures, élabore notamment de bien mauvais moteurs…Sans commentaires !

Schalke 04

Le dictateur Magath a des problèmes ! Non content de ne pouvoir recruter les 2 joueurs qu’il désire (Misimovic à cause de Diego, et le Parisien Hoarau en remplacement de Kuranyi), le « shopping Meister » subit des critiques relatives à son management (départ notamment de Rafinha pour incompatibilité d‘humeur et fronde des supporters suite au départ forcé de leur chef). L'idylle due aux arrivées des Madrilènes Metzelder et Raul semble déjà bien lointaine. En l’absence de véritable meneur de jeu, Schalke produit toujours un football lénifiant. Forcé de se séparer des gros salaires du club (les vieux Mineiro, Sanchez, Bordon, Asamoah et Westermann notamment) Magath doit jongler avec les finances d’un club très endetté. Le Rock 'n Raul risque de mal tourner en Lied des Champions !

Demain, Teil 4, la grande saga du Western choucroute prend fin avec l'Europa League et les candidats au titre !

Vous êtes bien en Bundesliga, le plus grand championnat, sain financièrement, d'Europe !

Polo