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Pour le sport grec, c'est aussi la crise

La Grèce, pays originel des Jeux Olympiques, a bien du mal à honorer son héritage sur les terrains. La crise grecque touche le sport de plein fouet. Il est loin le temps des Jeux antiques où les Grecs trustaient la quasi-totalité des médailles sous le soleil d’Olympie. Aujourd’hui, la Grèce a toujours le privilège de défiler en tête de toutes les nations lors de la cérémonie d’ouverture, mais c’est bien le seul moment où les Grecs sont devant les autres ici à Londres. Depuis le début des Jeux, les athlètes héllènes ont décrochés deux petites médailles de bronze au judo et à l’aviron.

On est très loin des 16 médailles, dont 6 titres olympiques décrochées à la maison en 2004, lors de Jeux d’Athènes. Il y a huit ans, le sport grec était flamboyant quelques semaines après sa victoire à l’Euro de foot au Portugal. Depuis, il se meurt et suit les courbes catastrophiques des indicateurs économiques du pays. Les installations des Jeux d’Athènes sont quasiment toutes laissées à l’abandon ou en ruine, au point que certains stades sont interdits aux athlètes car déclarés insalubres. L’équipe d’athlétisme, par exemple, n’a plus de terrain d’entraînement à cause de la présence de germes et de rongeurs dans son stade, faute d’argent pour l’entretien.

Le budget public dédié à la préparation des Jeux Olympiques a été divisé par deux en un an. Et la Grèce a du coup eu beaucoup de mal à composer une équipe de 105 athlètes pour venir à Londres. Spyros Kapralos, ancien président du comité d’organisation des Jeux d’Athènes, et aujourd’hui président du comité olympique grec, reste positif. Il estime que ces difficultés vont sur motiver ses athlètes. Ce qui est loin de se vérifier pour l’instant à Londres.

La délégation grecque doit, en plus gérer plusieurs scandales. Deux athlètes ont été exclus de l’équipe avant les Jeux : la triple sauteuse Voula Papachristou, qui vit avec un des leaders de l’extrême droite grecque, a été renvoyée à la maison après avoir posté un tweet raciste sur son compte personnel. Alors que le virus du Nil occidental a fait deux morts en Grèce, Papachristou a tweeté, je cite : « Avec autant d’Africains en Grèce, au moins les moustiques du Nil occidental mangeront de la nourriture maison ».

Autre scandale, le contrôle positif du sauteur en hauteur champion du monde en salle, Dimitris Chondrokoukis. Un stéroïde anabolisant a été détecté dans son sang. Il a lui aussi été renvoyé au pays alors qu’il représentait la seule vraie chance de médaille d’or de la Grèce dans ces Jeux Olympiques.

Gilbert Brisbois

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